ℹ️ NOTE : Version texte brut (Markdown) optimisée pour l'ingestion par les IA (LLMs). 🎧 POUR ÉCOUTER LE PODCAST : https://csoluble.media/epsode/transcription-pollution-air-ile-de-france-ce-qui-marche-ce-qui-reste-a-faire/ ------------------------------------------------------------------------------------ # [TRANSCRIPTION] Pollution de l’air en Île-de-France : ce qui a vraiment marché (et ce qui reste à faire) > Date de publication : 2026-05-25 > Source : Soluble(s) - Podcast par Simon Icard En vingt ans, le dioxyde d’azote (NO₂) a baissé de 50 % en Île-de-France et les particules fines (PM2,5) de 60 %. La part des Franciliens respirant un air hors réglementation est passée de 70 % en 2019 à 25 % en 2025. C’est un succès mesurable, attribuable à des politiques publiques concrètes. Et pourtant, la pollution de l’air cause encore 7 900 décès prématurés chaque année dans la région, coûte 28 milliards d’euros à l’économie francilienne — et certaines des mesures qui ont rendu ces progrès possibles sont aujourd’hui remises en question. Karine Léger, directrice d’Airparif, l’association agréée de surveillance de la qualité de l’air pour les douze millions d’habitants d’Île-de-France, fait le point sur ce qui a fonctionné, ce qui résiste, et ce que chacun peut faire. .solu-share-block{ margin: 0.5em 0 0.7em; } .solu-share-wrapper{ display:flex; align-items:center; gap:10px; flex-wrap:wrap; margin:0; } .btn-ecouter, .btn-ami, .btn-google-source, .btn-share-mobile{ min-height:44px; border:none; border-radius:999px; text-decoration:none; display:inline-flex; align-items:center; justify-content:center; gap:8px; line-height:1.2; box-sizing:border-box; font-weight:500; transition:transform .18s ease, box-shadow .18s ease, background-color .18s ease, color .18s ease; cursor:pointer; } .btn-ecouter, .btn-ami, .btn-google-source, .btn-share-mobile, .solu-share-toggle{ outline:none; } .btn-ecouter:focus-visible, .btn-ami:focus-visible, .btn-google-source:focus-visible, .btn-share-mobile:focus-visible, .solu-share-toggle:focus-visible, .solu-share-dropdown a:focus-visible{ outline:3px solid #1a73e8; outline-offset:2px; } .btn-ecouter{ background-color:#FF1C2E; color:#fff; padding:11px 20px; font-size:16px; box-shadow:0 2px 6px rgba(255,28,46,0.25); } .btn-ecouter:hover{ background-color:#3A3144; color:#fff; transform:translateY(-1px); box-shadow:0 4px 12px rgba(58,49,68,0.3); } .btn-ami{ background-color:#3A3144; color:#fff; padding:11px 18px; font-size:15px; white-space:nowrap; box-shadow:0 2px 6px rgba(58,49,68,0.2); } .btn-ami:hover{ background-color:#555; color:#fff; transform:translateY(-1px); box-shadow:0 4px 12px rgba(0,0,0,0.18); } .btn-google-source{ background-color:#fff !important; color:#1557b0 !important; padding:11px 18px; font-size:15px; white-space:nowrap; border:1px solid #dadce0 !important; box-shadow:0 1px 3px rgba(0,0,0,0.08); } .btn-google-source:hover{ background-color:#f8faff !important; color:#1557b0 !important; transform:translateY(-1px); box-shadow:0 4px 10px rgba(21,87,176,0.18); border-color:#c4d4f0 !important; } .btn-google-source svg{ width:18px; height:18px; flex-shrink:0; } .btn-share-mobile{ display:none; background-color:#3A3144; color:#fff; padding:11px 18px; font-size:15px; white-space:nowrap; box-shadow:0 2px 6px rgba(58,49,68,0.2); } .btn-share-mobile:hover{ background-color:#555; color:#fff; transform:translateY(-1px); box-shadow:0 4px 12px rgba(0,0,0,0.18); } .solu-share-toggle{ background-color:#3A3144; color:#fff; border:none; border-radius:999px; width:44px; height:44px; flex:0 0 44px; display:inline-flex; align-items:center; justify-content:center; cursor:pointer; box-shadow:0 2px 6px rgba(58,49,68,0.2); transition:transform .18s ease, background-color .18s ease, box-shadow .18s ease; } .solu-share-toggle:hover{ background-color:#555; transform:translateY(-1px); box-shadow:0 4px 12px rgba(0,0,0,0.22); } .solu-share-dropdown{ display:flex !important; flex-wrap:wrap !important; gap:6px !important; margin-top:10px !important; opacity:0; max-height:0; overflow:hidden; transform:translateY(-6px); transition:opacity .25s ease, transform .25s ease, max-height .25s ease; pointer-events:none; } .solu-share-dropdown.active{ opacity:1; max-height:200px; transform:translateY(0); pointer-events:auto; } .solu-share-dropdown a{ display:flex; align-items:center; justify-content:center; width:42px; height:42px; border-radius:999px; background-color:#f3f3f3; text-decoration:none; color:#374151; font-size:18px; transition:transform .2s ease, background-color .2s ease, color .2s ease, box-shadow .2s ease; } .solu-share-dropdown a:hover{ transform:translateY(-2px); box-shadow:0 4px 10px rgba(0,0,0,0.12); } .solu-share-dropdown img{ max-width:22px; max-height:22px; } .solu-copy-badge{ margin-left:8px; padding:5px 10px; background:#333; color:#fff; border-radius:999px; font-size:13px; opacity:0; transition:opacity .25s ease; display:inline-block; } .solu-copy-badge.visible{ opacity:1; } .solu-share-row-desktop{ display:flex; align-items:center; gap:8px; } .solu-sr-only{ position:absolute; width:1px; height:1px; padding:0; margin:-1px; overflow:hidden; clip:rect(0,0,0,0); white-space:nowrap; border:0; } @media (max-width:520px){ .solu-share-block{ margin: 0.3em 0 0.5em; } .solu-share-wrapper{ display:grid; grid-template-columns:1fr; gap:10px; align-items:stretch; } .btn-ecouter, .btn-ami, .btn-google-source, .btn-share-mobile{ width:100%; justify-content:center; font-size:15px; padding:13px 16px; } .btn-share-mobile{ display:inline-flex; } .solu-share-row-desktop{ display:none; } .solu-share-dropdown{ margin-top:8px !important; } .solu-copy-badge{ margin:8px auto 0; display:block; width:max-content; font-size:12px; padding:5px 10px; } }   ### (Transcription automatisée) 📝 Article source 📄 Résumé ## Vingt ans de résultats, et pourtant – Très heureux de vous retrouver pour un nouvel épisode de Soluble(s) ! Aujourd’hui, je m’intéresse à la qualité de l’air que l’on respire et vous allez l’entendre en Ile-de-France, il y a des résultats positifs dans la lutte contre la pollution. Bonjour Karine Léger ! – Bonjour ! – Tu es directrice de Airparif. Alors c’est l’association indépendante agréée pour surveiller la qualité de l’air des douze millions d’habitants d’Ile-de-France. Airparif a publié un bilan chiffré en avril deux mille vingt six, qui donne à voir une tension qui est exactement l’angle de Soluble(s). Alors sur vingt ans, le dioxyde d’azote a baissé de cinquante pour cent. Les particules fines qui sont dans l’air ont diminué de soixante pour cent. Alors je vous donne un repère parlant. Vous allez de suite y voir plus clair. En deux mille dix neuf, soixante dix pour cent des habitants respiraient un air en dehors des seuils de la réglementation, alors qu’aujourd’hui c’est vingt cinq pour cent. C’est un vrai succès. Et en même temps, la pollution de l’air cause encore sept mille neuf cents décès prématurés par an en Ile-de-France. Des Franciliens qui respirent mieux, mais pas encore comme il le faudrait, selon des normes qui vont se durcir à l’horizon deux mille trente. Et puis ce problème de santé publique coûte aussi de l’argent. Son coût est estimé à vingt huit milliards d’euros par an à la région Ile-de-France. Alors, je le disais, aujourd’hui, on cherche à comprendre quelque chose de simple. Qu’est ce qui a vraiment marché pour arriver à ce succès? Mais qu’est ce qui reste à faire et qui tient les leviers des solutions pour aller dans dans la meilleure direction possible? Mais d’abord Karine, on a envie d’en savoir un peu plus sur toi et sur ton parcours. Tu es une ingénieure spécialisée en environnement. Tu diriges Airparif depuis deux mille dix huit. Qu’est-ce qui t’a amené à t’intéresser à la qualité de l’air que l’on respire? – En fait, je suis biologiste, je suis ingénieure en agronomie avec une spécialisation en ingénierie et gestion de l’environnement, avec un parcours aussi qui a été notamment au Canada. Et pour moi, ces questions environnementales sont vraiment des enjeux importants. D’où le lien avec Airparif, où j’ai occupé différents postes, notamment comme ingénieure d’études. Et donc cette question de qualité de l’air, elle est intéressante parce que la qualité de l’air, elle touche à la santé. Bien évidemment, elle touche à l’économie, comme tu l’as rappelé. C’est un enjeu médiatique, c’est un enjeu politique. Il y a un lien avec le changement climatique, Il y a un lien scientifique très fort aussi pour comprendre tous ces phénomènes. Et donc c’est un c’est un sujet qui est assez transverse et qui est vraiment passionnant. ## Une soixantaine de polluants : les sources en Île-de-France – Un sujet passionnant et qui va nous passionner tous ici, dans cet épisode, j’en suis sûr. Alors avant de parler des solutions, on pose les bases pour bien comprendre. Parce que dans Pollution de l’air, on met souvent beaucoup de choses, ça peut créer parfois de la confusion. Alors, les capteurs de l’Observatoire Airparif distinguent des polluants précis aux effets très différents. Le dioxyde d’azote qui peut aggraver les risques de diabète et d’AVC. Les particules fines qui augmentent les risques d’infarctus, de cancer du poumon, de Parkinson et l’ozone qui touche les voies respiratoires. Donc, vous mesurez des polluants très spécifiques. Si tu dois expliquer à quelqu’un simplement, par exemple dans le métro ce matin, d’où viennent ces polluants dans sa journée voiture, chauffage, industrie, agriculture, les activités humaines émettent des polluants. Mais tu mets quoi? Dans quel ordre pour y voir plus, plus clair? – Alors peut-être juste revenir sur les polluants. Alors ça c’est effectivement, tu cites les polluants principaux qui posent toujours problème, mais on en mesure une soixantaine. Dans les bonnes nouvelles, il y en a qui ont complètement disparu de l’air francilien, notamment le plomb. En supprimant l’essence plombée, on a supprimé les problèmes de plomb, donc ça fonctionne plutôt bien. Mais on mesure une soixantaine de polluants, soit parce qu’on a besoin de mesurer d’autres polluants pour comprendre comment ils réagissent entre eux, et puis d’interpréter les tendances et de comprendre ces phénomènes de pollution, soit parce que au-delà de ces polluants réglementés, comme les technologies évoluent, rien ne se crée, rien ne se transforme et rien ne se perd, tout se transforme. On a aussi des polluants qui sont dits émergents, mais qui sont déjà bien présents dans l’environnement. Ça peut être toute la question, par exemple des pesticides, c’est la question des particules encore plus petites du carbone suie. Et donc on mesure au total une soixantaine de polluants. Donc ces polluants, comme tu l’as indiqué, sont suivis parce qu’ils ont des effets sur la santé, ils ont des effets sur l’environnement et ils ont aussi des effets en lien avec le changement climatique. Donc c’est quelque chose d’assez compliqué. Les sources en Ile-de-France, elles sont assez claires, il y a peu d’industrie. Donc ces sources, c’est essentiellement le trafic, c’est le chauffage avec douze millions d’habitants. On a des enjeux qui sont liés au chauffage. Ce sont des sources qui sont liées aussi à l’agriculture, qui sont liées à l’aéroport. Et donc toutes les activités humaines émettent des sources de polluants dans l’atmosphère. Et puis, en fonction de là où vous vous trouvez, les sources sont un peu différentes. Vous êtes dans le métro, c’est essentiellement les systèmes de freinage, vous êtes dans la rue. Bien évidemment, c’est des pots d’échappement. Donc en fonction de là où vous vous trouvez, la source, elle est un peu différente, mais grosso modo, c’est beaucoup le trafic, le chauffage, les enjeux liés aussi à l’agriculture et puis moins l’industrie, puisque l’Ile-de-France n’est pas une région très industrielle. – Le chauffage, le chauffage à bois qui émet donc des particules… – Oui, alors le chauffage au fioul, le chauffage au gaz, ça émet des polluants, mais le chauffage au bois émet des notamment des particules et des particules petites qui sont des particules ultrafines qui sont problématiques. ## L’ozone : les deux faces d’une même médaille – Alors, l’air et le climat ont-ils parfois le même moteur? D’où un double effet. Je voudrais parler de l’ozone qui est le seul polluant qui ne suit pas la tendance d’amélioration dont dont je parlais à la lecture de votre dernière publication. Ses indicateurs d’impact sanitaire stagnent depuis dix à vingt ans. Son impact climatique lui a augmenté. L’Ozone est présenté à la fois comme un polluant de l’air nocif, mais aussi comme un gaz à effet de serre qui contribue au réchauffement climatique. Alors, comment se forment ce polluant dont on entend régulièrement parler lors des pics de pollution à l’ozone, qui font prendre des mesures aux autorités locales, surtout l’été? – Alors, deux points dans votre question. D’abord, pollution de l’air et changement climatique. Ce sont les deux faces d’une même médaille. Alors les deux faces d’une même médaille, parce que les sources sont les mêmes, ce sont les sources anthropiques. Les responsabilités sont différentes en fonction des gaz à effet de serre et des polluants de l’air. Mais néanmoins, ce sont les activités humaines. Ce sont des effets qui sont un peu différents puisque le climat, c’est des effets globaux avec des impacts qui peuvent être locaux. Pollution de l’air, c’est plutôt quand même des impacts qui sont locaux. Ce sont les deux faces d’une même médaille parce que les localisations sont souvent les mêmes. Et c’est notamment les grandes villes où la majorité des polluants sont émis et gaz à effet de serre aussi. D’où les enjeux, par exemple du C40 avec les quarante plus grandes villes qui sont qui se coordonnent sur ces sujets là. Et puis c’est c’est aussi les deux faces de la même médaille, parce que certains polluants jouent dans les deux catégories. Donc c’est à la fois des polluants de l’air et c’est des gaz à effet de serre, et l’ozone ou les particules en font partie. Deuxième partie de la question sur l’ozone, c’est un polluant un peu bizarre parce qu’il n’est pas directement émis dans l’atmosphère, par exemple par les pots d’échappement. En fait, l’ozone, il provient de réactions chimiques dans l’atmosphère. Donc vous avez d’un côté les oxydes d’azote qui viennent typiquement du trafic. Vous avez des hydrocarbures qui peuvent provenir des évaporations d’essence, des solvants, des colles d’usage industriel ou individuel, et sous l’action des rayons UV du soleil, avec une certaine température, on forme de l’ozone. Ce qui veut dire que l’ozone est un polluant qui est plutôt estival. Il aime bien la chaleur, il aime bien l’ensoleillement. C’est du fait que c’est un polluant secondaire, donc il n’est pas directement émis dans l’atmosphère. Il a aussi une propriété qui est celle de voyager. Donc on va mesurer typiquement en Ile de France, des niveaux d’ozone plus importants en zone rurale que sur l’agglomération parisienne où les précurseurs ont été émis. On va aussi pouvoir importer de l’ozone d’autres régions en France ou en Europe, et aussi exporter l’ozone de l’île de France vers les régions avoisinantes. Donc effectivement, c’est un polluant un petit peu particulier. Et les pics d’ozone, c’est typiquement en été, quand on a des conditions de soleil et des rayons UV et de chaleur qui sont suffisantes et donc qui sont de plus en plus propices avec le changement climatique. Et puis toujours ces sources qui sont le trafic et les hydrocarbures. – Et même si on diminue certaines émissions, l’ozone qui stagne. Comment on explique précisément? – Alors il y a plusieurs choses. l’Ozone augmente à l’échelle de tout l’hémisphère nord. Donc forcément on est impacté parce que c’est ce polluant qui est secondaire, il n’est pas localisé que sur que sur l’Ile-de-France. Donc on a un phénomène d’augmentation des niveaux d’ozone. On a on a aussi un écosystème, ce qui est un peu compliqué à comprendre avec la pollution de l’air, c’est que localement, le fait de diminuer certains polluants comme les oxydes d’azote, ben on a moins d’oxyde d’azote pour pour consommer l’ozone puisque c’est des réactions chimiques dans l’atmosphère. Et puis et puis on a aussi des équilibres entre justement ces oxydes d’azote et ces composés organiques volatils qui font que même si l’ozone de fond continue à augmenter, en fait, on a quand même moins d’épisodes de pollution et ils sont moins intenses. Et ça, c’est plutôt une bonne nouvelle. Et ça montre aussi que les politiques publiques sur notamment sur les industries, sur les émissions des véhicules, etc. Elles fonctionnent puisque on a des températures qui sont plus importantes, on a des phénomènes de canicule qui sont plus importants et pourtant on n’a pas réatteint les niveaux qu’on a eu, par exemple en deux mille trois. Très très grosse canicule. Et on n’a pas non plus le nombre d’épisodes de pollution à l’ozone qui explose comme on l’a eu en deux mille trois. Donc, même si on n’arrive pas à régler ce problème d’augmentation du niveau de fond de l’ozone sur les épisodes de pollution, les mesures qui ont été mises en place, elles fonctionnent. ## Les leviers qui ont vraiment fonctionné – Alors, les mesures fonctionnent, on va plonger dedans. On va aussi parler de l’année deux mille vingt cinq, qui a été un peu moins bonne pour la qualité de l’air, mais on reste sur cette période de temps de dix à vingt ans pour bien comprendre l’évolution. Et tu parlais des politiques publiques parce que le temps long joue dans cette direction. Je le disais dans l’introduction, sur une période de vingt ans, vous mesurez une évolution particulièrement favorable. Des chiffres assez impressionnants moins cinquante pour cent pour le dioxyde d’azote. Tu vas nous dire un peu plus ce qu’il faut comprendre derrière dioxyde d’azote, soixante pour cent en moins de particules fines. La part des Franciliens exposés à un air hors réglementation a diminué par rapport aux seuils actuels. Alors, quels ont été les leviers justement pour parvenir à ces résultats? On a tous en tête les efforts faits par les collectivités et les citoyens pour les transports publics. C’est vraiment sur ça. Sur les transports en général que l’effort a été le plus significatif où c’est un a priori ? – C’est un ensemble de choses puisque la pollution c’est différentes sources et c’est un ensemble d’échelles. Le driver de fond, historiquement, ça a vraiment été les directives européennes. Les directives sur la qualité de l’air de mille neuf cent quatre vingt seize qui a imposé à la fois une surveillance, qui a imposé des mesures sur les émissions. Donc, ce sont les quantités de polluants qu’on rejette sur l’atmosphère, que ce soit sur les industries, que ce soit sur le trafic, avec notamment les normes Euro, que ce soit sur des émissions plus diffuses. Cette réglementation, qui était à peu près au même moment, qui était au même moment que la loi sur l’air de quatre vingt seize au niveau français, a vraiment eu un impact très important sur l’amélioration globale de la qualité de l’air. Elle s’est traduite par des aussi des réglementations françaises et puis au niveau local, avec des mesures qui ont été prises. Alors, elles sont décriées, mais néanmoins, tout ce qui est : ZFE, tout ce qui est limitation de la place de la voiture en ville, tout ce qui est développement des transports en commun, des pistes cyclables, les mesures qui ont été mises en place sur le chauffage, etc. Tout ça ou ce sont les industries puisque historiquement c’est d’abord les industries. Suite à l’épisode de Londres de cinquante deux que que les mesures ont été mises en place. Tout ça, ça a conduit à cette amélioration très importante et avec certains polluants vraiment qui ont disparu de l’atmosphère francilien, comme le dioxyde de soufre qui était quand même à l’origine du smog de Londres en cinquante deux, avec à l’époque des niveaux similaires à Paris et et par exemple, le plomb. Le taux de benzène a aussi énormément diminué avec la diminution du taux de benzène dans l’essence. Donc, il y a un ensemble de mesures qui ont permis d’arriver à ce résultat très positif. – Des politiques européennes. Et puis après, en cascade, nationales, locales. – Nationales et locales. Tout à fait. – Tu parlais de normes Euro, c’est ce qu’on a en tête sur, par exemple, pour les véhicules. Le fait que il y a eu des quand même des progrès sur des progrès imposés aux constructeurs pour. Les émissions de leur moteur. C’est à dire que le niveau de trafic égal. On émet moins de polluants. – Oui, et ça, ça a été. Ça. C’est aussi un impact très conséquent sur la pollution atmosphérique des villes. Le fait que les véhicules qui sortent. Alors, malgré tous les débats sur le dieselgate, etc. Mais. En fait, les véhicules qui sortent maintenant sont moins polluants que les vieux véhicules. C’est tout l’enjeu encore des ZFE. C’est c’est que ça permet d’améliorer la qualité de l’air. Ça a permis, avec des points technologiques aussi, comme les filtres à particules sur les véhicules diesel. Les pots catalytiques, enfin tout ça, ça a eu un impact sur la pollution atmosphérique. Et le renouvellement du parc automobile dans les villes est vraiment un facteur très important d’amélioration de la qualité de l’air. ## 2025 : la météo comme révélateur – Alors je me suis saisi de votre bilan paru mi avril deux mille vingt six, car il est chiffré et il a des points de comparaison, avec aussi une variation d’une année sur l’autre entre deux mille vingt cinq et l’année précédente, deux mille vingt quatre. Deux mille vingt cinq. C’est une légère marche arrière d’une année sur l’autre, avec des concentrations de pollution qui étaient légèrement en hausse. La météo a été la principale cause d’après votre étude. En quoi le temps qu’il fait impacte concrètement cette pollution de l’air? On a tendance à penser au vent, mais ce n’est peut être pas que cela. – Quand on parle de pollution, il y a deux. Ce qui est compliqué, c’est qu’il y a deux enjeux. Vous avez les émissions, c’est ce qui ressort directement des pots d’échappement qui des cheminées d’usine, mais ce n’est pas ce que vous respirez. Vous respirez pas derrière les pots d’échappement ou à la sortie de la cheminée d’usine. Et de l’autre côté, il y a les concentrations. Donc ce que vous respirez quand vous êtes dans la rue, quand vous êtes chez vous, etc. Et entre les deux, il y a la météo. La météo, elle va jouer des rôles soit dispersifs quand il pleut, quand il y a du vent, alors c’est génial pour la pollution de l’air, ça va disperser la pollution atmosphérique, ça va lessiver l’atmosphère, ça peut contribuer à créer des polluants comme l’ozone, des polluants secondaires, des aérosols, etc. En fonction des conditions météo. Et puis dans certains cas, par exemple, en hiver, quand vous avez des atmosphères très stables, vous avez des émissions avec du trafic, du chauffage, vous avez un air qui va se réchauffer, qui va se refroidir plus rapidement et qui fait que finalement, vous avez une couche d’air chaud au dessus de la ville qui va plaquer la pollution au sol. C’est ce qu’on appelle une inversion de température. Et tout ça, ça va contribuer à concentrer la pollution. Et l’année dernière, on a à la fois la conjonction de probablement une évolution, une évolution des émissions, mais on ne sait pas chiffrer comme ça. Et puis des concentrations, des conditions météo qui étaient plutôt dispersives. Donc ça veut dire grosso modo une année qui était plutôt bonne pour la pluie et le vent, qui font qu’on a une année qui était plus basse. Et cette année, donc deux mille vingt cinq, on a une remontée des niveaux. Donc on avait une tendance qui. On a une tendance qui est qui est à l’amélioration pour le dioxyde d’azote, qui est plutôt stable pour les particules. Et puis on a vu une remontée en deux mille vingt cinq, de l’ordre de dix pour cent, qui s’explique par des émissions avec un peu plus d’émissions liées au chauffage, peut être des choses aussi liées au trafic et puis des conditions qui sont moins dispersives. Donc c’est vraiment la météo joue un rôle important. Mais néanmoins, la question des émissions est ce qu’on rejette dans l’atmosphère est tout aussi important, et c’est pas toujours facile de faire le distinguo dedans entre les deux, notamment sur une année. Alors sur des tendances longues, on sait quand on a des évolutions technologiques, mais d’une année sur l’autre, c’est pas si simple que ça, surtout à l’échelle d’une région aussi importante que l’Ile-de-France. ## Station A1 et données : de la mesure à la politique publique – Alors toute cette conversation et vos travaux sont basés sur des données avec des capteurs qui sont dispersés sur le territoire de l’Ile-de-France. Il y a dans vos analyses un exemple très concret. La plus forte hausse de dioxyde d’azote en deux mille vingt cinq a été enregistrée sur la station de mesure de l’autoroute A1, là où une voie avait été neutralisée et la vitesse réduite à trente kilomètres heure pour les Jeux olympiques l’année précédente, avant un retour à une circulation habituelle. Donc en deux mille vingt cinq, est ce que ce type de mesure avant après aide à la définition des politiques publiques, mais aussi à peut être à se dire qu’on peut prendre des mesures qui sont temporaires, plus durables. Comment sont utilisées après ces données que vous produisez? – Alors, les données, elles ne sont pas que liées aux stations. Comme pour la météo, on utilise aussi la modélisation, puisque la modélisation, en reconstituant finalement l’atmosphère, les réactions chimiques et en calant les modèles sur les observations, en prenant en compte aussi des paramètres comme le trafic, nous permettent de faire des cartes et nous permettent justement de faire des évaluations avant après la mise en place d’une mesure. Il y a différents outils pour surveiller la qualité de l’air. Les stations de mesure sont un des outils, mais qui est complété par de la modélisation, comme ça se fait pour la météo. La modélisation, elle est importante puisqu’elle va nous permettre de reconstituer ce qui se passe dans l’atmosphère. Elle va nous permettre de faire des cartes là où on n’a pas de station de mesure, et puis surtout de faire les évaluations dont tu parles. Finalement, le avant après, en faisant abstraction du fameux rôle de la météo dont je parlais tout à l’heure. Et typiquement c’est ce qu’on a fait sur le périphérique entre la baisse de vitesse et les voies réservées, en faisant abstraction du fait que la météo, elle, va bouger entre les deux. Quel est l’impact vraiment lié à la modification du trafic ou par exemple, dans Paris entre deux mille douze ou deux mille vingt deux? Ça ou sur les JO, ça se fait vraiment avec de la modélisation pour pour travailler à météo égale, si j’ose dire. Et puis ne prendre en compte que ce qui a bougé, c’est à dire en général le trafic. ## 1 500 Franciliens encore hors seuil — périphérique et vitesse – Douze millions et demi d’habitants dans l’île de France. Dans ces millions d’habitants, il y a aussi des chiffres un peu plus à taille humaine et encore alarmants. Mille cinq cent Franciliens en deux mille vingt cinq vivent encore dans des zones où le dioxyde d’azote dépasse la valeur limite réglementaire en vigueur depuis deux mille dix. Ces personnes sont essentiellement localisées autour du périphérique et des grands axes, des grands axes autoroutiers ou routiers. Paris, en tant que telle, est une ville où la vitesse a été abaissée de trente kilomètres h et depuis deux mille vingt quatre, la vitesse maximale sur le périphérique parisien a elle aussi diminué, passant de soixante dix à cinquante kilomètres h. Airparif a t il déjà pu mesurer, là aussi très localement autour de ce périphérique, des évolutions significatives liées à ces changements? Ou c’est trop tôt? – Sur le périphérique, c’est encore très récent. La diminution de vitesse est. Elle n’est pas très importante et l’impact sur la pollution de l’air, il est minime. Il est de quelques pour cents de quelques microgrammes par mètre cube. Néanmoins, pour les gens qui vivent autour, et notamment sur les particules où il n’y a pas d’effet de seuil, c’est quelque chose qui est déjà qui est déjà à mettre en avant. C’est plus l’évolution en général sur Paris, avec finalement une politique de limitation du trafic puisqu’il y a la vitesse, mais il y a la question de la place de la voiture, la limitation du trafic avec les transports en commun, avec des modes comme la bicyclette, etc. Qui fait qu’on a une amélioration de la qualité de l’air qui est qui, elle est beaucoup plus massive. – C’est-à-dire que c’est plus la masse du trafic que la vitesse dans ces dans ces… – Oui, la vitesse, en fait, ça dépend à la fois du type de véhicule, parce que plus votre véhicule est ancien, alors c’est un peu technique, mais plus votre véhicule est ancien, plus la courbe des émissions en fonction de la vitesse est une courbe en cloche. Ce qui veut dire que vous allez émettre plus à basse vitesse et à haute vitesse. Donc il y a un optimum entre quarante et soixante dix Sur les véhicules les plus récents, c’est un peu moins, un peu moins visible. Et la vitesse est intéressante aussi quand elle apporte de la fluidité. Si ça évite les stop and go. Et du coup si en baissant un peu la vitesse, on a un peu plus de fluidité, ça améliore aussi la qualité de l’air. Donc c’est ces différents paramètres qu’il faut prendre en compte pour voir une évolution de la pollution en lien avec la vitesse. ## ZFE : l’abandon d’une mesure – On parle beaucoup de la voiture, On reste encore un peu sur ce sujet très concret les transports, la place de la voiture qui sont au cœur de ce sujet de la qualité de l’air à l’échelle régionale. La voiture reste quand même majoritaire en Ile de France pour les déplacements domicile-travail. Quatre vingts pour cent des ménages en grande couronne sont motorisés, ont un véhicule, souvent par nécessité évidemment. Dans le même temps, il s’est passé quelque chose de très concret juste avant que le bilan d’airparif soit publié. Mi avril deux mille vingt six, l’Assemblée nationale puis le Sénat ont voté la suppression totale des zones à faibles Émission. Alors concrètement, si la loi passe le filtre du Conseil constitutionnel, les restrictions, un critère dans les métropoles vont disparaître et près de trois millions de véhicules parmi les plus polluants vont retrouver un accès au centre ville. Alors, sans rentrer dans un débat politique. Concrètement, qu’est ce que ce type de mesures qui ne sont pas prises? Donc en l’occurrence des Zones à faibles Emissions (ZFE). Qu’est ce que ce type de mesures? Non prises vont changer sur les projections dans les prochaines années. Est-ce qu’on comptait dessus pour atteindre nos objectifs? – Alors, c’est pas des mesures non prises, c’est des mesures sur lesquelles on revient. Elles concernaient pas toute l’Ile de France, elles concernent pas toute la France, mais elles concernent les agglomérations pour lesquelles on a des dépassements des valeurs limites et donc les là où on a les niveaux les plus élevés le long du trafic, avec des gens qui sont exposés. Donc, c’est logique aussi de s’adresser au trafic quand on a une problématique trafic, mais pas l’ensemble de l’Ile de France où effectivement il y a des enjeux, y compris d’accès, de transport en commun, mais qui ne sont pas dans ma zone de compétence et pour lesquels on n’a pas ces niveaux de dépassement des valeurs limites et de respect de la réglementation. Je respecte. Je rappelle que la réglementation, elle est en lien avec la santé. Si on a cette réglementation, c’est parce qu’il y a un impact sanitaire. Il y a huit mille décès anticipés tous les ans, qui sont toujours liés à la pollution atmosphérique. Il y a aussi beaucoup d’impacts en termes de morbidité et donc de maladies, que ce soit sur des maladies cardiovasculaires, que ce soit de l’asthme, y compris chez les enfants, que ce soit du diabète, on connaît de mieux en mieux les impacts de la pollution sur la santé. C’est aussi pour ça que la réglementation va se renforcer à partir de deux mille trente et qu’on aura non plus vingt cinq pour cent, mais quarante pour cent des gens qui vont être exposés à des niveaux au delà de cette réglementation. Et elle, elle est plus contraignante parce qu’on sait que la pollution agit sur plus de paramètres que ce qu’on pensait. Donc de paramètres sanitaires. Mais on sait aussi qu’elle agit à un niveau moins important que ce qu’on pensait auparavant. Donc c’est pour ça que la réglementation se renforce. Et donc par rapport aux ZFE, c’est l’abandon d’une mesure et et toute la difficulté, ça va être de, sur la problématique trafic, de trouver autre chose pour respecter cette réglementation en lien avec des objectifs sanitaires qui ont aussi des impacts économiques. – Oui, parce que les objectifs restent ces objectifs européens auxquels la France s’est engagée. Les ZFE, Si vous avez raté un épisode dans cette. Dans cette actualité, les ZFE, c’est bien des zones dont tu le disais très très délimitées qui dans lesquelles le transfert ou le passage en voiture très polluante est interdit. Donc il fallait contourner ces zones. – Si je peux me permettre, c’est exactement le point que vous soulignez que vous que tu soulevais tout à l’heure, c’est. On a montré que l’impact massif du renouvellement du parc automobile, la ZFE, elle est faite pour accélérer le renouvellement du parc automobile et. Et les véhicules plus récents sont moins polluants. Et c’est bien pour ça, c’est la logique de cette mesure. En fait, c’est pas d’empêcher de circuler, mais c’est parce que il y a des vrais écarts en termes de pollution entre des vieux véhicules et des véhicules plus récents. – Et on touche sur ça un sujet politique de vie quotidienne aussi, d’accessibilité aux modes de transport. Pas mal des parlementaires qui se sont opposés à ces ZFE évoquaient la la difficulté d’accès à des véhicules électriques, notamment pour leurs raisons, en raison de leur coût. – Et juste, juste peut être pour revenir sur les ZFE, dire que c’est pas une mesure récente, les premiers travaux sur les ZFE et notamment pour lesquels Paris était était leader, ça remonte aux années deux mille. Donc ça fait quand même vingt six ans qu’on travaille sur ce sujet là. Donc ça s’est appelé, ça s’est appelé les ZAPA Les ZAPA ça s’est appelé les ZBE. Les ZFE, il y en a plus de deux cents en Europe, dont certaines aussi depuis plus de vingt cinq ans, y compris dans des très grosses villes comme à Londres, à Milan, à Berlin. Et donc c’est vrai que cette cette cette difficulté française à mettre en place cette mesure depuis si longtemps, qui pourtant a fait ses preuves puisque deux cents villes européennes, c’est quand même important et je pense qu’elles ne l’auraient pas fait si ça n’avait pas des impacts. Et cette spécificité française, ou en tout cas cette difficulté française à mettre en place cette mesure depuis vingt ans, est assez, assez surprenante je trouve. ## Gestes individuels et se protéger au quotidien – On reste avec les citoyens et ce sujet, on comprend que le problème de la pollution est un problème global, un problème structurel et non pas individuel au sens strict. Mais bon, chacun fait partie quand même du global. A t on prise nous même sur sur nos propres émissions et aussi comment se protéger des pics de pollution? Voilà les deux dernières questions qui me restent à te poser. Il y a quand même des gestes individuels qui pèsent plus que d’autres. Si tu devais hiérarchiser les deux trois gestes du quotidien qui ont le plus d’impact sur la qualité de l’air, quel seraient- ils? Alors il y a effectivement, il y a deux aspects. Il y a comment je peux contribuer à moins polluer à titre individuel et puis il y a comment je peux me protéger de la pollution atmosphérique pour moins polluer. Il y a la question du trafic. Alors, ce n’est pas toujours faisable ou ce n’est pas toujours accessible, mais les questions des transports en commun. La question du vélo, etc. Fait une différence, importante. Il y a une question aussi qui est très importante, même si elle n’est pas toujours très bien comprise, c’est la question du chauffage au bois et notamment les foyers ouverts. Alors, tout ce qui est foyer d’agrément, là, une flambée qu’on fait parce que ça fait plaisir, etc. Et à Paris, on a déjà des niveaux qui sont au delà de la réglementation et en et en en petite couronne, ça a des impacts vraiment très très importants. Et on le voit, on le mesure très bien parce qu’en plus il y a des traceurs spécifiques, Donc c’est quelque chose qu’on qu’on mesure particulièrement bien. Et en plus qui, je pense, est pas quelque chose qui qui a un impact pour aller travailler ou dans sa vie de tous les jours. Donc ça, c’est quelque chose qui a un impact, en revanche, sanitaire qu’on peut mesurer aussi. – Oui parce que les foyers ouverts, donc ces cheminées, c’est plus de cinq cent mille cheminées, enfin foyers en Ile-de-France. Donc, la meilleure solution, c’est de s’en passer pour l’agrément..? – En tout cas pour l’agrément, ça ne fait pas sens. Sur la pollution atmosphérique, ça a vraiment un impact que l’on que l’on mesure, et dans un endroit, dans une zone où on a déjà des niveaux au delà de la réglementation, ça ne fait pas forcément sens chez soi aussi à l’intérieur parce que ça pollue déjà à l’intérieur. Et donc c’est quelque chose où culturellement on a du mal à se rendre compte mais mais c’est vrai que ça sent bon. Donc si ça sent bon, ça veut dire qu’on a certaines molécules, notamment des composés organiques volatils. Ça dégage de la poussière. Et ça, vous le voyez aussi quand vous faites des flambées chez vous. Donc, tout ça, ça a aussi un impact sanitaire pour soi, pas seulement pour l’extérieur. – Oui, pour pour ce chauffage, c’est le problème des particules fines. Et puis donc pour se protéger de la pollution. Alors c’est vrai que je ne sais pas si ça a vertue éducative, mais lorsqu’il y a des mesures prises lors de pics de pollution, on commence malheureusement à s’habituer à entendre, d’éviter de pratiquer une activité sportive lorsqu’il y a des pics de pollution à l’ozone, de limiter ses déplacements. Est ce que ce sont des conseils de prévention qui s’appliquent à tous les polluants? Est ce qu’il faut consulter? Je pense à vos cartes qui sont graduées du vert au rouge. Est ce qu’il y a des. Il y a une bonne lecture à faire de vos cartes d’analyse, de prévision de pollution. – Il y a les cartes. Vous avez une appli aussi qui vous donne des prévisions horaires, et vous avez des cartes avec une résolution à dix mètres près dans tout Paris. Plus vous êtes proche d’une source et plus vous êtes exposé. C’est assez logique. Ce qui veut dire que finalement, notamment quand vous courez, il y a deux choses à choisir. Il y a votre itinéraire. Si vous courez le long du boulevard périphérique ou dans des petites rues, l’impact n’est pas le même, forcément. Et puis il y a l’horaire. Quand vous avez des épisodes de pollution, par exemple au dioxyde d’azote, c’est plutôt le matin ou plutôt le soir. C’est le moment où vous avez le pic de trafic le plus important et vous avez en général ce fameux couvercle d’air chaud. Cette inversion de température, c’est plutôt le matin ou le soir. L’Ozone, ça va être plutôt l’après midi. C’est au moment où vous avez l’ensoleillement et la température maximum que vous aurez le plus d’ozone. Donc vous pouvez choisir aussi vos périodes pour pour courir en fonction du moment où vous aurez le plus de pollution. Parce que quand vous courez, vous respirez plus et donc il y a plus de pollution, vous inhalez plus de pollution. Donc c’est choisir son le moment, c’est choisir aussi son itinéraire. Et puis il y a aussi une chose auquel on ne fait pas suffisamment attention, même si on y avait été rendu plus attentif avec le Covid, C’est la question de l’aération chez soi. Chez soi, ce n’est pas une bulle fermée. On a de l’air extérieur qui rentre. On a aussi des sources intérieures avec les produits qu’on peut stocker avec, je sais pas moi, si on fume en fonction de ce qu’on fait chez soi ou un feu de cheminée. Vous avez aussi des sources de pollution intérieure, et c’est vraiment important aussi de ventiler chez soi et d’aérer aussi régulièrement. Ça c’est euh, ça fait beaucoup sens et ça fait vraiment baisser la pollution intérieure de manière importante où on passe beaucoup de temps. ## Ressources Airparif et Atmo France – Karine Léger était dans Soluble(s), directrice d’Airparif, donc je mets dans la description toutes ces ressources auxquelles vous pouvez accéder gratuitement, ces cartes, cette application et pour la qualité de l’air en Île-de-France. Pour ceux qui ne sont pas en Ile-de-France, il y a aussi un réseau d’associations agréées de surveillance de la qualité de l’air qui s’appelle Atmo France. Je vous mets tout ça dans la description. Airparif, vous êtes aussi sur les réseaux sociaux. – On est sur les réseaux sociaux, effectivement, on est sur Insta, on est sur Facebook, on est sur LinkedIn, on est sur les réseaux sociaux. Et vous avez aussi des. Sur notre site internet des petites publications cinq minutes pour comprendre. Web Airparif Dossier pour justement mieux comprendre ces questions. Pollution de l’air et chauffage au bois. Pollution de l’air. Changement climatique Tous les enjeux autour de la ZFE avec des documents qui sont simples et pédagogiques, je l’espère ! – Oui et comme cet épisode. On y voit bien plus clair autour de l’air que l’on respire. Merci Karine d’être passée dans cette émission! – Merci à toi Simon! – Voilà, c’est la fin de cet épisode. Si vous l’avez aimé, notez le, partagez le et parlez en autour de vous. Vous pouvez aussi nous retrouver sur notre site internet, csoluble.media. À bientôt 😉 ### POR ALLER PLUS LOIN - Visiter le site d’Airparif : cartes, prévisions, ressources : https://www.airparif.fr/ - L’application Airparif dans les stores d’applications mobiles : Google Play et App Store - Bilan de la qualité de l’air en Ile-de-France en 2025 (Airparif) : https://www.airparif.fr/etudes/2026/bilan-de-la-qualite-de-lair-en-ile-de-france-en-2025 ### TIMECODES 00:00 — Introduction : le paradoxe de l’air francilien02:08 — Karine Léger : parcours et mission d’Airparif03:54 — Soixante polluants mesurés, dont le plomb qui a disparu04:48 — Sources en Île-de-France : trafic, chauffage, agriculture06:35 — Air et climat : les deux faces d’une même médaille07:29 — L’ozone : le polluant secondaire qui échappe à la tendance11:25 — Vingt ans d’amélioration : les leviers qui ont fonctionné13:34 — Normes Euro et renouvellement du parc automobile16:02 — 2025 : légère marche arrière — météo ou émissions ?17:05 — Station A1 et effet JO : l’expérience naturelle19:05 — 1 500 personnes encore hors seuil autour du périphérique19:49 — Abaissement de vitesse sur le périphérique : impact mesuré21:51 — Les ZFE 27:25 — Gestes individuels : trafic, foyers ouverts, aération30:11 — Courir en ville : choisir son itinéraire et son horaire32:04 — Ressources Airparif : appli, cartes, « 5 minutes pour comprendre »Merci à Karine Léger !32:51 Fin S’abonner sur LinkedInSimon IcardTous les contenus Climat-Environnement ### Ecouter aussi