ℹ️ NOTE : Version texte brut (Markdown) optimisée pour l'ingestion par les IA (LLMs). 🎧 POUR ÉCOUTER LE PODCAST : https://csoluble.media/epsode/violences-sexuelles-enfants-protection-formation-sandrine-fortina/ ------------------------------------------------------------------------------------ # Violences sexuelles faites aux enfants : la protection, ça s’apprend — avec Sandrine Fortina > Date de publication : 2026-11-04 > Source : Soluble(s) - Podcast par Simon Icard Chaque année en France, 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles, selon la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (CIIVISE). Depuis le 2 novembre, un questionnaire de repérage est proposé aux élèves, de la grande section à la terminale. Dans un épisode de Soluble(s), Sandrine Fortina, formatrice en prévention des violences faites aux enfants et fondatrice de l’organisme Déclics & des Clés, raconte ce que change la formation des adultes qui les entourent. .solu-share-block{ margin: 0.5em 0 0.7em; } .solu-share-wrapper{ display:flex; align-items:center; gap:10px; flex-wrap:wrap; margin:0; } .btn-ecouter, .btn-ami, .btn-google-source, .btn-share-mobile{ min-height:44px; border:none; border-radius:999px; text-decoration:none; display:inline-flex; align-items:center; justify-content:center; gap:8px; line-height:1.2; box-sizing:border-box; font-weight:500; transition:transform .18s ease, box-shadow .18s ease, background-color .18s ease, color .18s ease; cursor:pointer; } .btn-ecouter, .btn-ami, .btn-google-source, .btn-share-mobile, .solu-share-toggle{ outline:none; } .btn-ecouter:focus-visible, .btn-ami:focus-visible, .btn-google-source:focus-visible, .btn-share-mobile:focus-visible, .solu-share-toggle:focus-visible, .solu-share-dropdown a:focus-visible{ outline:3px solid #1a73e8; outline-offset:2px; } .btn-ecouter{ background-color:#FF1C2E; color:#fff; padding:11px 20px; font-size:16px; box-shadow:0 2px 6px rgba(255,28,46,0.25); } .btn-ecouter:hover{ background-color:#3A3144; color:#fff; transform:translateY(-1px); box-shadow:0 4px 12px rgba(58,49,68,0.3); } .btn-ami{ background-color:#3A3144; color:#fff; padding:11px 18px; font-size:15px; white-space:nowrap; box-shadow:0 2px 6px rgba(58,49,68,0.2); } .btn-ami:hover{ background-color:#555; color:#fff; transform:translateY(-1px); box-shadow:0 4px 12px rgba(0,0,0,0.18); } .btn-google-source{ background-color:#fff !important; color:#1557b0 !important; padding:11px 18px; font-size:15px; white-space:nowrap; border:1px solid #dadce0 !important; box-shadow:0 1px 3px rgba(0,0,0,0.08); } .btn-google-source:hover{ background-color:#f8faff !important; color:#1557b0 !important; transform:translateY(-1px); box-shadow:0 4px 10px rgba(21,87,176,0.18); border-color:#c4d4f0 !important; } .btn-google-source svg{ width:18px; height:18px; flex-shrink:0; } .btn-share-mobile{ display:none; background-color:#3A3144; color:#fff; padding:11px 18px; font-size:15px; white-space:nowrap; box-shadow:0 2px 6px rgba(58,49,68,0.2); } .btn-share-mobile:hover{ background-color:#555; color:#fff; transform:translateY(-1px); box-shadow:0 4px 12px rgba(0,0,0,0.18); } .solu-share-toggle{ background-color:#3A3144; color:#fff; border:none; border-radius:999px; width:44px; height:44px; flex:0 0 44px; display:inline-flex; align-items:center; justify-content:center; cursor:pointer; box-shadow:0 2px 6px rgba(58,49,68,0.2); transition:transform .18s ease, background-color .18s ease, box-shadow .18s ease; } .solu-share-toggle:hover{ background-color:#555; transform:translateY(-1px); box-shadow:0 4px 12px rgba(0,0,0,0.22); } .solu-share-dropdown{ display:flex !important; flex-wrap:wrap !important; gap:6px !important; margin-top:10px !important; opacity:0; max-height:0; overflow:hidden; transform:translateY(-6px); transition:opacity .25s ease, transform .25s ease, max-height .25s ease; pointer-events:none; } .solu-share-dropdown.active{ opacity:1; max-height:200px; transform:translateY(0); pointer-events:auto; } .solu-share-dropdown a{ display:flex; align-items:center; justify-content:center; width:42px; height:42px; border-radius:999px; background-color:#f3f3f3; text-decoration:none; color:#374151; font-size:18px; transition:transform .2s ease, background-color .2s ease, color .2s ease, box-shadow .2s ease; } .solu-share-dropdown a:hover{ transform:translateY(-2px); box-shadow:0 4px 10px rgba(0,0,0,0.12); } .solu-share-dropdown img{ max-width:22px; max-height:22px; } .solu-copy-badge{ margin-left:8px; padding:5px 10px; background:#333; color:#fff; border-radius:999px; font-size:13px; opacity:0; transition:opacity .25s ease; display:inline-block; } .solu-copy-badge.visible{ opacity:1; } .solu-share-row-desktop{ display:flex; align-items:center; gap:8px; } .solu-sr-only{ position:absolute; width:1px; height:1px; padding:0; margin:-1px; overflow:hidden; clip:rect(0,0,0,0); white-space:nowrap; border:0; } @media (max-width:520px){ .solu-share-block{ margin: 0.3em 0 0.5em; } .solu-share-wrapper{ display:grid; grid-template-columns:1fr; gap:10px; align-items:stretch; } .btn-ecouter, .btn-ami, .btn-google-source, .btn-share-mobile{ width:100%; justify-content:center; font-size:15px; padding:13px 16px; } .btn-share-mobile{ display:inline-flex; } .solu-share-row-desktop{ display:none; } .solu-share-dropdown{ margin-top:8px !important; } .solu-copy-badge{ margin:8px auto 0; display:block; width:max-content; font-size:12px; padding:5px 10px; } } ## Ce qu’il faut retenir Chaque année en France, 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles, selon la CIIVISE ; une formatrice apprend aux adultes qui les encadrent à repérer ces violences, accueillir leur parole sans l’induire et activer leur protection. - Société - Environ 33 min - Témoignage ### Ce qu’on sait - La CIIVISE estime à 160 000 le nombre d’enfants victimes de violences sexuelles chaque année en France. - En 2024-2025, 34 % des élèves de CE2, CM1 et CM2 ont déclaré au moins une violence sexuelle subie à l’école, et 42 % en CE2, selon la DEPP de l’Éducation nationale. - Selon la CIIVISE, l’enfant qui se confie à un professionnel est le plus souvent cru, mais six fois sur dix, rien n’est fait pour le protéger. ### Ce qu’on peut faire - Face à une confidence : croire l’enfant, répéter ses mots sans les modifier, ne pas l’interroger et saluer son courage. - En cas de doute, appeler le 119, qui conseille aussi les adultes, gratuitement, 24 h/24. - Former en présentiel les équipes au contact des enfants et passer au crible les angles morts de chaque structure : emplois du temps, espaces, toilettes. ### Passages clés - 10:46 — Traquer les angles morts, l’exemple des toilettes. - 12:40 — La conscience plutôt que la méfiance. - 17:46 — Recueillir la parole en contre-stratégie de l’agresseur. - 20:51 — Répéter les mots de l’enfant, puis se taire. - 28:44 — L’EVARS et la lutte contre les stéréotypes, deux clés. ### Aller plus loin Le point fort de cette approche : faire porter la responsabilité aux adultes, formés pour entendre une confidence et activer la protection, plutôt qu’aux enfants. ## Un sujet qui traverse tout un parcours Étudiante en psychologie, Sandrine Fortina consacre son mémoire de recherche aux auteurs de violences sexuelles. Pour ses travaux, elle se rend dans une unité de soins qui leur est dédiée, à la prison de Fresnes. Elle y découvre des histoires familiales traversées par l’inceste, et des hommes qui, selon elle, n’ont pas modifié leurs schémas de pensée. « C’est un sujet qui a jalonné tout mon parcours », résume-t-elle. Éducatrice spécialisée auprès d’adolescents en grande difficulté, puis cadre dans plusieurs structures, dont une association accompagnant des personnes en situation de prostitution, elle change de grille de lecture. Elle analyse désormais ces violences comme un fait social, lié à une domination exercée en écrasante majorité par des hommes sur des filles et des femmes. Basée à Lyon, elle forme aujourd’hui des professionnels partout en France : petite enfance, école, périscolaire, milieu sportif, travail social. Son organisme, Déclics & des Clés, est hébergé par la coopérative Élycoop. Prestataire de formation, elle témoigne ici depuis sa pratique de terrain. En octobre, RFI a suivi l’une de ses sessions auprès d’acteurs du périscolaire : douze heures de formation pour une dizaine de stagiaires, autour d’un mot clé, « je te crois ». ## Trois enfants par classe, une conscience à construire Première étape de ses formations : regarder ces violences « comme un fait systémique et genré ». Le moment est rude pour les stagiaires, qui mesurent l’ampleur des violences puis leurs effets sur les enfants. Sandrine Fortina rappelle un ordre de grandeur : au minimum trois enfants par classe. Elle insiste sur la proximité des agresseurs. Dans l’enquête menée en 2015 par l’association Mémoire traumatique et victimologie auprès de 1 214 victimes, les agresseurs de mineurs appartenaient à l’entourage dans 94 % des cas. À une animatrice qui lui demandait s’il fallait se méfier de tout le monde, elle a répondu oui : les agresseurs passent sous les radars, souvent aimés et admirés. Au micro, elle déplace pourtant le vocabulaire : « je parlerais pas de méfiance, je parlerais simplement de conscience ». Une conscience de la responsabilité des adultes, qui doivent « être ces adultes dont les enfants ont besoin pour être protégés ». ## Les toilettes, révélateur des angles morts Concrètement, « on regarde nos angles morts » : emplois du temps, espaces physiques, organisation. Le sujet des toilettes revient partout où elle intervient. « Les toilettes sont organisées en France, au service des adultes et du confort des adultes, mais absolument pas au service des besoins des enfants. » L’intimité y est peu respectée dès la maternelle, et des violences s’y commettent. Elle rencontre trois types de structures. Certaines, comme une maison des jeunes et de la culture (MJC) récemment formée, veulent revoir leurs pratiques. D’autres, après des affaires, cherchent d’abord à sécuriser les recrutements. Et la grande majorité, selon elle, ne priorise pas le sujet. À celles qui réclament un protocole, elle répond : « Le protocole, c’est la dernière étape. » Il faut d’abord un langage commun. ## Des mots qui contrent la stratégie de l’agresseur Le cœur de la formation porte sur l’accueil de la parole, travaillé en mises en situation. Sandrine Fortina dit travailler « le recueil de la parole en contre stratégie de celle de l’agresseur ». L’agresseur a fait porter la culpabilité à l’enfant ; l’adulte formé la lui retire, en lui disant par exemple « tu es courageux, tu es courageuse ». Les mots comptent. En formation, les stagiaires parlent spontanément d’« attouchements », pour désigner en réalité des agressions sexuelles ou des viols. Elle leur fait entendre que « dire attouchements, ça vient banaliser, effacer, minimiser ». Croire l’enfant ne suffit pas toujours. Dans son analyse des témoignages publiée en 2023, la CIIVISE observe que l’enfant est le plus souvent cru, mais pas protégé. Et quand l’enfant se confie à un professionnel, celui-ci ne fait rien pour le protéger dans six cas sur dix. La formatrice résume ce décalage : « C’est quand bien même je te crois, je n’active pas ta protection. » Comment l’expliquer ? Pour Sandrine Fortina, les professionnels sont d’abord « terrifiés ». Face à une confidence, l’adulte s’inquiète de ce qu’il pourrait découvrir, puis de ce qu’il devra en faire. « Et ça nous met aussi en état de sidération », observe-t-elle. C’est ce moment précis que ses mises en situation préparent. ## Répéter, se taire, ne jamais induire Un enfant dit qu’il ne veut plus aller chez son papa. Le réflexe adulte est de questionner. La meilleure stratégie, selon elle : « je redis ce que l’enfant vient de dire, je le répète sans ne rien en modifier », puis on se tait. Dire « je te crois » ouvre l’espace de parole : « on ne se substitue pas à la justice », précise-t-elle. Et surtout, ne jamais induire : une parole orientée pourrait être utilisée par la défense du mis en cause. Un adulte qui doute peut appeler le 119, qui conseille et oriente, jour et nuit. Agir — Recueillir la parole ### Face à une confidence : quatre gestes Croire l’enfant ne suffit pas toujours : l’enjeu est d’activer sa protection. La méthode transmise par Sandrine Fortina en formation. - 1 Le croire et saluer son courage. « Je te crois », « tu es courageux, tu es courageuse » : ces mots retirent à l’enfant la culpabilité que l’agresseur lui a fait porter. Le croire et saluer son courage. « Je te crois », « tu es courageux, tu es courageuse » : ces mots retirent à l’enfant la culpabilité que l’agresseur lui a fait porter. - 2 Répéter ses mots sans les modifier. Redire simplement ce que l’enfant vient de dire, plutôt que le questionner. Répéter ses mots sans les modifier. Redire simplement ce que l’enfant vient de dire, plutôt que le questionner. - 3 Se taire, ne jamais induire. On ne se substitue pas à la justice : une parole orientée pourrait être utilisée par la défense du mis en cause. Se taire, ne jamais induire. On ne se substitue pas à la justice : une parole orientée pourrait être utilisée par la défense du mis en cause. - 4 Demander conseil au 119. Pensez à appeler Allô Enfance en danger : le service conseille et oriente les adultes, jour et nuit. Demander conseil au 119. Pensez à appeler Allô Enfance en danger : le service conseille et oriente les adultes, jour et nuit. Source : épisode Soluble(s) avec Sandrine Fortina, formatrice en prévention des violences faites aux enfants (Déclics & des Clés). 119 : gratuit et confidentiel, 24 h/24 et 7 j/7. ## Un questionnaire salué par la CIIVISE, critiqué par la formatrice Le questionnaire de repérage est encadré par le décret n° 2026-954 du 14 octobre 2026. Proposé dans le cadre d’une séance d’éducation à la vie affective, il est mené en classe par un enseignant et un professionnel de santé ou du social, et les réponses sont relues le jour même. Les parents peuvent s’y opposer, et chaque enfant reste libre de ne pas répondre ou de répondre anonymement. La CIIVISE a salué une mesure qui fait de l’école « le premier espace de prévention », tout en alertant sur un risque de surtraumatisme sans écoute adaptée ni parcours de soins. Sandrine Fortina, elle, juge que le dispositif « inverse la charge de responsabilité » : « ce ne sont pas aux enfants d’aller à la quête des adultes à qui ils et elles peuvent parler. Ce sont aux adultes d’être formés sur ces sujets. » Côté Parlement, la proposition de loi intégrale contre les violences sexuelles et sexistes a été adoptée par l’Assemblée nationale le 13 octobre, à l’unanimité des suffrages exprimés (503 voix pour, 67 abstentions). Elle prévoit un entretien obligatoire à l’école, hors présence des parents, annuel à partir de 2032. Le Sénat, de son côté, a voté le 28 octobre l’imprescriptibilité des crimes sexuels sur mineurs (252 voix contre 80) dans le projet de loi relatif à la protection des enfants, qui renforce aussi le contrôle des antécédents des adultes au contact d’enfants. Ce texte doit passer par un vote solennel puis une commission mixte paritaire. Aucune de ces mesures ne s’appliquera avant l’adoption définitive des textes, et seulement si la loi passe le filtre du Conseil constitutionnel. ## Formation en ligne, la question des adultes victimes Pour accompagner le questionnaire, l’Éducation nationale a publié le 24 août 2026 une circulaire visant à former l’ensemble de ses personnels. Elle s’appuie sur un module en ligne de trois heures, sur la plateforme Magistère, que le ministère annonce complété par des formations en présentiel. La Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) a jugé ce parcours en ligne insuffisant. Sandrine Fortina va plus loin : « C’est insuffisant. Et puis en plus c’est dangereux. » La CIIVISE estime qu’un adulte sur dix a subi des violences sexuelles dans l’enfance. Parmi les professionnels formés figurent donc aussi des victimes. « À chaque formation, j’ai des personnes concernées », constate-t-elle. En salle, ces réactions se voient et peuvent être accompagnées. « En formation, j’ai des personnes qui craquent », raconte-t-elle, certaines découvrant qu’elles sont elles-mêmes concernées, ou un proche. Derrière un écran, face à cinquante ou trois cents participants, elle s’interroge : comment repérer celles et ceux qui vont mal, et éviter qu’ils restent seuls avec ce qu’ils viennent de comprendre ? D’où son insistance sur les moyens : « Bien sûr que c’est une question de moyens. Former les gens, ça coûte de l’argent. » Et d’ajouter : « Il faut arrêter de croire qu’on forme les gens avec des webinaires gratuits qui durent deux heures sur ces sujets là. » Le besoin dépasse l’école. Le module de l’Éducation nationale s’adresse à ses propres personnels, alors que crèches, centres de loisirs, colonies ou clubs sportifs accueillent aussi des enfants. Le périscolaire, fréquenté par neuf enfants sur dix, repose sur le brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur (BAFA), conçu pour un encadrement occasionnel, et la réglementation autorise qu’une partie des équipes n’ait aucun diplôme, relève le rapport du Sénat publié le 15 octobre. ## L’éducation affective, une clé de prévention Pour Sandrine Fortina, la prévention passe aussi par l’école. « La question de l’EVARS, de l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle qui n’est toujours pas mise en œuvre correctement dans notre pays, c’est une clé. » La deuxième : la lutte contre les stéréotypes de genre. Cette éducation est obligatoire depuis la loi du 4 juillet 2001, à raison d’au moins trois séances par an. Un programme national, publié au Bulletin officiel le 6 février 2025, s’applique depuis la rentrée 2025 : vie affective et relationnelle à l’école primaire, sexualité en plus au collège et au lycée. Au-delà des séances, la formatrice invite les adultes à saisir les questions des enfants au quotidien, et à quitter des positions qu’elle qualifie d’adultistes. ### Adultisme, enfantisme : de quoi parle-t-on ? Sandrine Fortina parle d’adultisme. Pour les chercheurs Manfred Liebel et Philip Meade, le mot désigne une attitude des adultes qui, estimant en savoir plus et avoir plus de droits que les enfants, s’autorisent à les dominer. L’enfantisme, traduction française de l’anglais childism, est une théorie critique apparue dans les années 2000 dans le champ des études sur l’enfance. Le terme désigne aussi un mouvement qui considère les rapports entre adultes et enfants comme construits socialement. ### POUR ALLER PLUS LOIN - Le reportage RFI de Marie Casadebaig, « Je te crois » : des formations aux violences faites aux enfants pour les acteurs du périscolaire en France : écouter sur RFI - Déclics & des Clés : https://declicsetdescles.fr/ - Instagram : @declicsetdescles_ - LinkedIn : Sandrine Fortina - Les podcasts de Lolita Rivé : C’est quoi l’amour, maîtresse ? (Binge Audio) et Qui c’est qui commande ? (Sonique) - Joanna Smith, Protéger son enfant des violences sexuelles, Dunod, 2024, et le podcast du même nom - Le dispositif de repérage à l’école : guide Eduscol et Service-public.fr - Le programme EVARS : education.gouv.fr et Eduscol Besoin d’aide ? Un enfant se confie à vous, ou vous vous inquiétez pour un enfant ? Pensez à demander conseil. Les enfants peuvent aussi appeler eux-mêmes : - France119, Allô Enfance en danger : gratuit et confidentiel, 24 h/24 et 7 j/7. Tchat pour les moins de 21 ans. - Belgique103, Écoute-Enfants : gratuit, tous les jours de 10 h à minuit. Répond aussi aux adultes inquiets pour un enfant. - Suisse147, Pro Juventute : gratuit et confidentiel, 24 h/24 par téléphone, aussi par WhatsApp et e-mail. Conseils aux parents : 058 261 61 61. - QuébecSignalement au Directeur de la protection de la jeunesse (DPJ), 24 h/24, coordonnées régionales sur quebec.ca. Tel-jeunes : 1 800 263-2266. Info-aide violence sexuelle : 1 888 933-9007. Écoutez. Simon Icard (rédigé avec IA) ### ⏱️ TIMECODES 00:00 — Introduction : chiffres et actualité 03:04 — Le parcours de Sandrine Fortina 05:36 — Ce que les adultes doivent apprendre 08:15 — Violences sexuelles à l’école : l’enquête de l’Éducation nationale 10:15 — Vigilance en équipe et angles morts des structures 12:14 — La conscience plutôt que la méfiance 13:00 — Ce que les affaires du périscolaire changent 15:15 — Comment se déroule une formation 17:07 — « Je te crois » : recueillir la parole de l’enfant 19:30 — Que faire face à une confidence 21:53 — Signalement, 119 et questionnaire à l’école 26:12 — La formation en ligne en question 27:10 — Des adultes concernés parmi les professionnels formés 27:39 — Repérer et prévenir : l’éducation à la vie affective 29:17 — Ressources et adultisme 30:51 — Le 119 et où retrouver Sandrine Fortina 📝 PRÉCISION À 02:00 et à 17:14, j’ai dit par erreur qu’une fois sur deux, l’enfant qui parle n’est pas cru. Selon la CIIVISE, l’enfant est le plus souvent cru, mais près d’un sur deux (45 %) n’est pas mis en sécurité. À 01:40, les 37 % d’élèves qui en ont parlé concernent toutes les violences subies à l’école, pas seulement les violences sexuelles (DEPP).