Tu as déjà entendu parler des feux de forêt en Australie, des inondations au Bangladesh ou de la déforestation en Haïti ? Ces nouvelles viennent de partout sur la planète — mais est-ce que quelqu’un les rassemble pour qu’on comprendre vraiment ce qui se passe ? C’est exactement le travail d’Anne-Cécile Bras. Depuis 17 ans, elle anime une émission de radio qui fait le tour du monde trois fois par semaine pour raconter l’état de notre planète — et surtout, ce que des gens extraordinaires font pour la protéger.
Pourquoi on en parle ?
Depuis que les humains utilisent massivement le pétrole, le charbon et le gaz — pour faire tourner les usines, chauffer les maisons, faire rouler les voitures — ils rejettent dans l’air un gaz invisible appelé CO₂. Ce gaz fonctionne comme une couverture autour de la Terre : il retient la chaleur du soleil au lieu de la laisser repartir dans l’espace. Résultat : la planète se réchauffe. C’est ce qu’on appelle le changement climatique.
Mais ce n’est pas tout. Les humains ont aussi détruit énormément de forêts, pollué les rivières et les océans, et fait disparaître des milliers d’espèces animales et végétales. C’est la crise de la biodiversité — la biodiversité, c’est le mot pour dire « toute la variété du vivant » : les insectes, les poissons, les arbres, les champignons, tout ce qui vit sur Terre. Et quand des espèces disparaissent, c’est toute la chaîne du vivant qui se déséquilibre.
Face à ça, beaucoup de gens se sentent dépassés ou ne savent plus quoi croire. Des radios comme RFI ont un rôle énorme : aider des millions de personnes à comprendre ce qui se passe vraiment, sans inventer, sans exagérer — juste avec les faits.
Quel est le problème ?
Parler d’écologie, ce n’est pas simple. Certaines personnes refusent d’y croire parce que ça fait peur. D’autres entendent tellement de fausses informations qu’elles ne savent plus quoi penser. Et pendant ce temps, la crise continue : les pays les plus pauvres souffrent en premier, mais ils ont le moins de moyens pour s’adapter. En 2025, des chercheurs ont compté plus de 500 cas de fausses informations climatiques diffusées à la télé et à la radio françaises en moins d’un an. C’est environ dix par semaine.
Quelle est la solution ?
Le journalisme de solutions. Plutôt que de seulement montrer les catastrophes, Anne-Cécile Bras et son équipe cherchent aussi ce qui marche. Au Sénégal, une association replante des arbres et aide les femmes à fabriquer du charbon propre. En Norvège, une usine fabrique de l’acier sans pétrole grâce à l’eau des rivières. Au Costa Rica, des forêts entières ont été replantées. Ces histoires donnent des idées à d’autres. Des auditeurs ont même reproduit certaines de ces solutions dans leur propre pays après les avoir entendues à la radio.

Qui agit ?
Anne-Cécile Bras est journaliste depuis 25 ans à RFI, Radio France Internationale. Elle n’a pas toujours travaillé sur l’environnement — elle a appris sur le terrain, en rencontrant des scientifiques et en faisant des reportages aux quatre coins du monde. Depuis 2009, elle présente « C’est pas du vent », une émission diffusée trois fois par semaine sur RFI.

En pratique
L’émission fonctionne avec 400 correspondants à travers le monde — des journalistes installés dans des dizaines de pays qui envoient des reportages depuis le terrain. RFI émet en 17 langues et touche 60 millions d’auditeurs. « C’est pas du vent » en rassemble environ 7 millions, surtout en Afrique de l’Ouest et centrale, là où les populations dépendent directement de la nature pour vivre. Le mercredi, l’émission décrypte l’actualité de la semaine. Le jeudi, des experts approfondissent un sujet. Le vendredi, c’est un grand reportage de 25 minutes depuis le terrain.
Le savais-tu ?
En Haïti, quand on arrive en avion, on voit quelque chose de saisissant : d’un côté de la frontière, la République dominicaine est couverte de forêts vertes. De l’autre côté, Haïti est presque entièrement marron — presque tous les arbres ont été coupés pour faire du feu. Anne-Cécile Bras a fait ce reportage, et cette image illustre mieux que n’importe quel chiffre ce que la déforestation peut faire à un pays.
Ce que tu peux faire
- Écouter « C’est pas du vent » sur l’application RFI ou rfi.fr — mercredi, jeudi et vendredi.
- Parler des solutions autour de toi, pas seulement des problèmes — ça donne envie d’agir.
- Vérifier une information avant de la partager : si tu ne sais pas si c’est vrai, cherche la source.
- Observer ta nature locale — une espèce d’insecte, un arbre, la météo — et note ce qui change.
Quelques mots clés
CO₂ — Un gaz produit quand on brûle du pétrole ou du charbon. En excès dans l’air, il réchauffe la planète comme une couverture trop épaisse.
Biodiversité — Toute la variété du vivant sur Terre : les animaux, les plantes, les insectes, les champignons. Quand une espèce disparaît, tout l’écosystème se déséquilibre.
Désinformation — Des informations fausses diffusées volontairement pour tromper. Ce n’est pas une erreur — c’est fait exprès.
Agroécologie — Une façon de cultiver la terre qui respecte la nature : moins de produits chimiques, plus de biodiversité, des sols en bonne santé.
Backlash climatique — Quand des gouvernements reculent sur les efforts pour protéger la planète. « Backlash » veut dire « retour de bâton » en anglais.
Journalisme de solutions — Un journalisme qui montre non seulement les problèmes, mais aussi les réponses concrètes que des gens ont trouvées pour y faire face.
La radio qui fait le tour du monde pour sauver la planète
Avec Anne-Cécile Bras · RFI — C’est pas du vent
La planète se réchauffe… et beaucoup refusent de le voir
Depuis que les humains brûlent du pétrole, du charbon et du gaz, ils rejettent du CO₂ dans l’air. Ce gaz retient la chaleur du soleil comme une couverture trop épaisse autour de la Terre : c’est le changement climatique. En parallèle, les forêts sont détruites, les océans pollués, des milliers d’espèces disparaissent. C’est la crise de la biodiversité. Pourtant, une partie des gens refuse d’y croire — parce que c’est inquiétant, ou parce qu’on leur diffuse de fausses informations.
Raconter les solutions, pas seulement les catastrophes
Anne-Cécile Bras et son équipe parcourent la planète avec 400 correspondants pour trouver ce qui marche vraiment. Au Sénégal, l’association Nébéday replante des arbres et fabrique du charbon propre. En Norvège, une usine produit de l’acier sans pétrole grâce à l’énergie de l’eau. Au Costa Rica, des forêts entières ont été replantées. Ces histoires inspirent d’autres personnes : des auditeurs ont reproduit certaines de ces solutions dans leur propre pays après les avoir entendues à la radio.
Trois rendez-vous par semaine 📅
« C’est pas du vent » ce n’est pas une seule émission, c’est trois formats différents pour couvrir tous les angles de l’écologie mondiale.
Mercredi & Jeudi
Le mercredi, des journalistes décryptent l’actualité environnementale de la semaine. Le jeudi, des experts approfondissent un grand sujet : l’eau, la biodiversité, le climat.
Vendredi
Un grand reportage de 25 minutes depuis le terrain, réalisé par l’un des 400 correspondants dans le monde, toujours éclairé par un expert.
Agir concrètement ✅
- 📻Écouter « C’est pas du vent » sur l’appli RFI ou rfi.fr — mercredi, jeudi et vendredi
- 💬Parler des solutions autour de toi, pas seulement des problèmes — ça donne envie d’agir
- 🔍Vérifier une information avant de la partager : si tu ne sais pas si c’est vrai, cherche la source
- 🌿Observer ta nature locale — un insecte, un arbre, la météo — et note ce qui change au fil des saisons
Haïti vue du ciel, ça fait un choc 😮
Quand on arrive en avion à la frontière entre Haïti et la République dominicaine, on voit quelque chose de saisissant : d’un côté, la République dominicaine est couverte de forêts vertes. De l’autre, Haïti est presque entièrement marron — presque tous les arbres ont été coupés pour faire du feu. Anne-Cécile Bras a fait ce reportage. Cette image illustre mieux que n’importe quel chiffre ce que la déforestation peut faire à un pays entier.
Pour tout comprendre 📖
« Mettre en avant des initiatives, que ce soit dans le domaine de l’agriculture, de l’énergie, du vivre ensemble, de la préservation de la biodiversité, c’est inspirer les autres, donner envie de faire. »— Anne-Cécile Bras · Rédactrice en chef adjointe environnement · RFI
Simon Icard (rédigé avec IA)
POUR ALLER PLUS LOIN
- Écouter C’est pas du vent sur RFI et en podcast : Une émission réalisée par François Porcheron, coordonnée par Caroline Filliette.
Diffusions le mercredi (pour Le Club de C’est pas du vent), le jeudi et le vendredi vers toutes cibles à 14h10 TU et 23h10 TU.
https://www.rfi.fr/fr/podcasts/cest-pas-du-vent/ - Suivre sur Facebook, Instagram, Anne-Cécile Bras sur Linkedin.
Et aussi : Consulter la Charte pour un journalisme à la hauteur de l’urgence écologique : ICI.
TIMECODES
00:00 — Introduction : « Heureux de vous savoir à l’écoute »
00:30 — Présentation
01:44 — Le parcours d’Anne-Cécile Bras
03:51 — Création de « C’est pas du vent »
06:13 — « On ne peut pas parler de solution franco-française »
06:42 — RFI : 127 relais FM dans le monde
07:44 — Trois formats par semaine : mercredi, jeudi, vendredi
09:13 — Actualité janvier 2026 : 10 ans Accord de Paris, Trump capture président Venezuela, GIEC, Groenland ..
11:07 — « La science n’est pas une opinion »
12:39 — « La société est en avance sur les décideurs politiques »
13:03 — « Inspirer les autres, donner envie de faire »
15:24 — Histoires humaines : rencontres extraordinaires
19:33 — Adaptation : sujet douloureux
20:58 — Costa Rica, Norvège : décarbonation de l’acier
23:51 — Crise de confiance, défiance envers les médias
26:27 — RFI signataire Charte journalisme urgence écologique
28:58 — COP30 Belém : désinformation climatique à l’agenda
29:41 — QuotaClimat : RFI en tête, environ 10% d’antenne environnement
30:42 — Horaires : 15h10 hiver / 16h10 été (heure française)
31:30 — Merci Anne-Cécile Bras !
32:06 — Fin




