Tu savais que les glaciers, c’est comme des thermomètres géants pour la planète ? Quand ils fondent trop vite, c’est le signe que quelque chose ne va pas. Et aujourd’hui, ça fond vraiment très vite. Mais la bonne nouvelle, c’est qu’on peut encore agir — et qu’une vie surprenante apparaît là où la glace disparaît.
Pourquoi on en parle ?
Le réchauffement climatique fait fondre les glaciers de plus en plus vite. Ce n’est pas juste un problème pour les alpinistes ou les skieurs. Ça concerne chaque personne sur Terre, partout, même loin des montagnes.
Mais pourquoi la Terre se réchauffe-t-elle ? À cause de l’effet de serre. Le soleil envoie de la chaleur sur Terre. Normalement, une partie de cette chaleur repart dans l’espace. Mais certains gaz — qu’on appelle les gaz à effet de serre, comme le CO₂ — forment une sorte de couverture autour de la planète. Cette couverture retient trop de chaleur. Résultat : la Terre se réchauffe. Et ces gaz, ce sont les activités humaines qui en produisent trop : les voitures, les usines, les avions, le chauffage…
Quel est le problème ?
Depuis 1850, les glaciers des Alpes ont perdu 70 à 80 % de leur volume. Dans les Alpes françaises, deux tiers de la surface glaciaire ont déjà disparu. Et si on ne réduit pas nos émissions de gaz à effet de serre, on pourrait perdre la moitié de tous les glaciers du monde d’ici 2100. C’est une surface grande comme la Finlande qui disparaîtrait en 80 ans.
Quand les glaciers fondent, le niveau des mers monte. Depuis 1900, il a déjà augmenté de 23 cm en moyenne. Les glaciers sont aussi blancs : ils réfléchissent la lumière du soleil. Sans eux, la Terre absorbe plus de chaleur et se réchauffe encore plus vite. C’est un cercle qui s’emballe.
Quelle est la solution ?
Il y en a deux, et elles vont ensemble.
La première, c’est l’atténuation : réduire nos émissions de gaz à effet de serre pour stabiliser le climat. Si on applique vraiment l’Accord de Paris, on peut sauver 75 % des surfaces glaciaires actuelles. Ce n’est pas trop tard.
La deuxième, c’est la protection des zones où la glace a déjà reculé. Là où les glaciers disparaissent, de nouveaux lacs, forêts et pelouses alpines se forment. Ces espaces stockent du carbone : les arbres et les sols absorbent le CO₂ de l’air et le gardent enfermé. Moins de CO₂ dans l’atmosphère, c’est moins d’effet de serre — et moins de réchauffement.
Qui agit ?
Jean-Baptiste Bosson est glaciologue franco-suisse. Il travaille au Conservatoire d’Espaces Naturels de Haute-Savoie (Asters) et coordonne le projet Ice & Life, qui étudie ce qui se passe quand la glace recule et comment protéger ces nouvelles zones. Il se bat aussi pour que la loi protège enfin ces espaces — en France, le mot « glacier » n’apparaît qu’une seule fois dans toute la législation !

En pratique
Jean-Baptiste et son équipe cartographient les zones désenglacées dans les Alpes. Ils y observent des forêts qui poussent, des lacs qui se forment, des espèces animales et végétales qui s’installent. En Suisse, grâce à une grande campagne autour des glaciers, le peuple a voté pour inscrire les engagements de l’Accord de Paris dans la Constitution.

Le savais-tu ?
Si on rassemblait tous les glaciers du monde (hors Antarctique et Groenland), ils couvriraient 650 000 km² — soit à peu près la surface de la France. Et rien qu’en France, la surface glaciaire a déjà diminué des deux tiers depuis 1850.
Ce que tu peux faire
- En parler autour de toi : expliquer à tes proches pourquoi les glaciers concernent tout le monde, même ceux qui n’ont jamais vu la montagne.
- Soutenir les associations qui protègent la nature en montagne, comme le projet Ice & Life (iceandlife.com).
- Réduire ton empreinte carbone : chaque geste compte pour ralentir le réchauffement et l’effet de serre.
Quelques mots clés
Glaciologue — Un scientifique qui étudie les glaciers : leur formation, leur mouvement, leur fonte et leurs effets sur la planète.
Effet de serre — Le phénomène par lequel certains gaz (comme le CO₂) retiennent la chaleur du soleil autour de la Terre, comme une couverture. Trop d’effet de serre = trop de chaleur = réchauffement climatique.
Désenglacement — Le processus par lequel un glacier recule et disparaît, laissant place à de nouveaux paysages.
Stockage du carbone — La capacité d’un arbre, d’un sol ou d’une zone humide à absorber le CO₂ de l’air et à le garder enfermé. Moins de CO₂ dans l’air, c’est moins d’effet de serre.
Écosystème post-glaciaire — L’ensemble des êtres vivants (plantes, animaux, insectes…) qui s’installent dans une zone après que le glacier a fondu.
Accord de Paris — Un accord international signé en 2015 pour limiter le réchauffement climatique à moins de 2°C par rapport à l’époque préindustrielle.
Les glaciers fondent… mais la vie arrive !
Avec Jean-Baptiste Bosson · Conservatoire d’Espaces Naturels de Haute-Savoie (Asters)
Tu savais que les glaciers, c’est comme des thermomètres géants pour la planète ? Quand ils fondent trop vite, c’est le signe que quelque chose ne va pas. Mais la bonne nouvelle, c’est qu’on peut encore agir — et qu’une vie surprenante apparaît là où la glace disparaît.
Des glaciers qui disparaissent à toute vitesse ⚠️
Les activités humaines produisent trop de gaz à effet de serre. Ces gaz forment une couverture autour de la Terre qui retient trop de chaleur : c’est l’effet de serre. Résultat : la planète se réchauffe, et les glaciers fondent bien plus vite que la nature ne le prévoyait.
Atténuer et protéger, les deux à la fois 💪
La priorité numéro un, c’est de réduire nos émissions de gaz à effet de serre pour stabiliser le climat. Si on applique vraiment l’Accord de Paris, on peut sauver 75 % des surfaces glaciaires actuelles. Il n’est pas trop tard.
En parallèle, il faut protéger les zones où la glace a déjà reculé. Là, de nouvelles forêts, des lacs et des pelouses alpines se forment. Ces espaces stockent du carbone : les arbres et les sols absorbent le CO₂ de l’air et le gardent enfermé. Moins de CO₂ dans l’atmosphère, c’est moins d’effet de serre — et moins de réchauffement.
Tout se joue maintenant 🔀
L’humanité est à une croisée des chemins. Les choix qu’on fait aujourd’hui vont décider du monde de demain.
Si on ne fait rien
On perd la moitié des glaciers du monde d’ici 2100. Une surface grande comme la Finlande disparaît. Les conséquences sur l’eau, le climat et les sociétés humaines sont sans précédent.
Si on agit
En appliquant l’Accord de Paris, on peut sauver 75 % des glaciers actuels. Le climat se stabilise dans la deuxième moitié du XXIe siècle. Il n’est pas trop tard.
Agir concrètement ✅
- 🗣️En parler autour de toi : expliquer pourquoi les glaciers concernent tout le monde, même loin des montagnes.
- 🌍Soutenir les associations qui protègent la nature en montagne, comme le projet Ice & Life (iceandlife.com).
- 👣Réduire ton empreinte carbone : chaque geste compte pour ralentir le réchauffement et l’effet de serre.
La Finlande… en glace !
Si on rassemblait tous les glaciers du monde (hors Antarctique et Groenland), ils couvriraient 650 000 km² — à peu près la surface de la France. Et si on ne fait rien contre le réchauffement climatique, c’est une surface grande comme la Finlande qui pourrait disparaître d’ici 80 ans à cause de la fonte des glaces.
Pour tout comprendre 📖
« La fonte des glaciers va toucher chaque être humain dans les prochaines décennies, qu’il le veuille ou non. »— Jean-Baptiste Bosson · Glaciologue · Conservatoire d’Espaces Naturels de Haute-Savoie (Asters)
TIMECODES
00:00 Introduction
01:30 Le parcours de Jean-Baptiste Bosson
04:00 Glaciologue, c’est quoi ce métier concrètement ?
08:56 Sa pratique du métier et l’importance de la science
10:46 Un glacier, qu’est-ce que c’est ?
14:29 L’impact des activités humaines sur les glaciers
17:28 Ce qui succède aux glaciers dans les Alpes, dans le massif du Mont-Blanc
19:22 Y aura-t-il encore des glaciers en Europe d’ici à la fin du siècle ?
23:26 L’Accord de Paris, les solutions
27:09 Le désenglacement des Alpes et la conservation de la nature
30:00 La protection juridique de ces nouvelles zones
33:51 Merci à Jean-Baptiste Bosson !
Fin
Propos recueillis par Simon Icard.




