Tu as peut-être déjà entendu quelqu’un dire « je ne regarde plus les infos, c’est trop déprimant ». C’est normal — les médias parlent souvent de catastrophes, de conflits, de problèmes. Mais est-ce que ça veut dire qu’il n’y a rien de bon dans le monde ? Non. Et c’est exactement là qu’intervient Reporters d’Espoirs.
Pourquoi on en parle ?
Les journalistes ont un vrai pouvoir : celui de choisir ce qu’ils racontent. Pendant longtemps, beaucoup ont surtout montré ce qui allait mal. Résultat : des millions de gens se sentent fatigués, démoralisés, ou décident de ne plus s’informer du tout.
Quel est le problème ?
77 % des Français limitent leur consommation d’informations parce qu’elle les stresse. Ce phénomène s’appelle la fatigue informationnelle. Les gens ne font plus confiance aux médias — les journalistes ont un taux de confiance d’environ 22 %, à peu près autant que les banquiers ! Et pourtant, il se passe des choses formidables autour de nous. Des gens qui résolvent des problèmes, qui inventent des solutions, qui changent les choses. Mais on n’en parle presque pas.
Quelle est la solution ?
C’est ce qu’on appelle le journalisme de solutions : une façon de faire du journalisme qui ne cache pas les problèmes, mais qui cherche aussi à montrer les réponses concrètes qui existent. Ce n’est pas du journalisme « bisounours » — c’est du journalisme complet, honnête, qui donne une image plus juste du monde.
Qui agit ?
Gilles Vanderpooten est journaliste et directeur de l’association Reporters d’Espoirs. Depuis 2004, cette ONG française aide les journalistes et les médias à pratiquer ce journalisme de solutions. Elle forme des rédactions, crée des outils, et publie une revue papier consacrée aux initiatives qui donnent espoir.

En pratique
Reporters d’Espoirs travaille avec une cinquantaine de médias français — dont Libération, Ouest-France ou Nice-Matin. Leur création la plus connue : le « Libé des solutions », un numéro spécial du journal Libération qui se vend au-dessus de la moyenne annuelle depuis 17 ans. L’association gère aussi « Le plus », une base de données en ligne avec 8 000 initiatives et reportages que les journalistes peuvent utiliser comme source pour leurs sujets. En 2024, Reporters d’Espoirs s’associe à l’Éducation nationale (le CLEMI) pour former 2 000 enseignants et 200 000 élèves au journalisme de solutions dans les écoles, collèges et lycées.
Le savais-tu ?
Le « Libé des solutions », numéro spécial créé avec Reporters d’Espoirs, se classe systématiquement au-dessus de la moyenne annuelle des ventes de Libération — et ce, depuis 17 ans d’affilée.
Ce que tu peux faire
- Lire la revue Reporters d’Espoirs — le numéro 3 parle des jeunes qui font bouger les choses (« Génération solutions », 148 pages)
- Chercher des médias qui pratiquent le journalisme de solutions — ils existent, il faut juste les trouver
- Faire un don à l’association sur reportersdespoirs.org pour soutenir la formation dans les écoles
- En parler autour de toi — expliquer la différence entre un journaliste et un éditorialiste, c’est déjà agir
Quelques mots clés
Journalisme de solutions : une façon de faire du journalisme qui montre non seulement les problèmes, mais aussi les initiatives concrètes pour y répondre.
Fatigue informationnelle : le sentiment d’être épuisé ou stressé par trop d’informations négatives, au point de vouloir arrêter de s’informer.
ONG : Organisation Non Gouvernementale — une association indépendante des gouvernements qui travaille sur une cause d’intérêt général.
Éditorialiste : une personne qui donne son opinion dans les médias. Ce n’est pas un journaliste : il ne va pas sur le terrain pour vérifier les faits.
CLEMI : Centre pour l’éducation aux médias et à l’information — l’organisme de l’Éducation nationale qui forme les élèves et les profs à mieux comprendre les médias.
Podcasthon : un événement caritatif où des centaines de podcasteurs se mobilisent pendant une semaine pour mettre en lumière des associations.
Et si les journalistes parlaient aussi des solutions ?
Avec Gilles Vanderpooten · Reporters d’Espoirs
Trop d’infos négatives, pas assez de solutions
Les médias parlent surtout de catastrophes et de conflits. Résultat : beaucoup de gens se sentent fatigués, stressés, et arrêtent de s’informer. On appelle ça la fatigue informationnelle. Et pourtant, des gens qui résolvent des problèmes, il y en a partout — on n’en parle presque jamais.
Le journalisme de solutions : montrer les problèmes ET les réponses
Le journalisme de solutions ne cache pas les problèmes — il les analyse, et cherche aussi les initiatives concrètes qui y répondent. Ce n’est pas du journalisme « bisounours » : c’est du journalisme complet, honnête, qui donne une image plus juste du monde. Et ça marche : le « Libé des solutions », créé avec Reporters d’Espoirs, se vend au-dessus de la moyenne annuelle de Libération depuis 17 ans.
Ce que fait Reporters d’Espoirs
L’association agit sur deux fronts : aider les journalistes à mieux couvrir les solutions, et former la jeunesse à l’information.
Avec les médias
Formations, rubriques spéciales, base de données de 8 000 initiatives… une cinquantaine de médias français accompagnés depuis 20 ans.
Dans les écoles
En 2024, un programme touche 2 000 enseignants et 200 000 élèves pour apprendre le journalisme de solutions en classe.
Agir concrètement ✅
- 📖Lire la revue Reporters d’Espoirs (n°3 sur la jeunesse, 148 pages d’initiatives inspirantes)
- 🔍Chercher des médias qui pratiquent le journalisme de solutions — ils existent !
- 💶Faire un don à l’association sur reportersdespoirs.org pour soutenir la formation dans les écoles
Le « Libé des solutions » cartonne depuis 17 ans
Reporters d’Espoirs est à l’origine du « Libé des solutions », un numéro spécial du journal Libération consacré aux initiatives positives. Depuis sa création, ce numéro se classe chaque année au-dessus de la moyenne annuelle des ventes du journal — et ce, sans interruption depuis 17 ans !
Pour tout comprendre 📖
« Ce n’est pas une idéologie, c’est une méthode. Chacun peut s’en emparer comme il l’entend. »— Gilles Vanderpooten · Directeur · Reporters d’Espoirs
POUR ALLER PLUS LOIN
- Découvrir Le plus : “le portail de l’info qui donne envie d’agir”
- Visiter le site de l’ONG : reportersdespoirs.org
TIMECODES
00:00 Introduction
01:11 Podcasthon 2024 – Pourquoi Soluble(s) s’engage pour Reporters d’espoirs
02:09 Le parcours de Gilles Vanderpooten
03:59 Le manque de confiance et la fatigue informationnelle
08:44 Le journalisme de solutions, une définition ?
12:36 Attirer l’attention des journalistes sur des initiatives
14:12 Libération, Ouest-France, Nice-Matin, un travail avec une cinquantaine de médias français depuis 20 ans.
14:59 Le “Libé des solutions”, l’exemple d’une réussite commerciale
16:38 La revue Reporters d’Espoirs – Une troisième édition consacrée à la jeunesse (148 pages de contenus inspirants)
19:17 La première formation au journalisme de solutions dans les écoles, collèges et lycées (200.000 élèves et 2000 enseignants touchés en France en 2024)
20:43 Des prix remis à des reporters d’espoirs pour leurs productions
22:51 Les dons du public sont essentiels
26:23 Merci à Gilles Vanderpooten !
Fin
Propos recueillis par Simon Icard.




