Tu ne savais peut-être pas qu’une betterave un peu tordue pouvait finir à la poubelle ? En Normandie, Delphine Vandermeersch a décidé que ça n’arriverait plus. Elle a créé une conserverie qui récupère les légumes « ratés » des agriculteurs, les transforme en bocaux délicieux, et embauche des personnes qui cherchent à retrouver leur place dans le monde du travail.
Pourquoi on en parle ?
Chaque année, des tonnes de fruits et légumes sont jetés avant même d’arriver dans nos assiettes. Pas parce qu’ils sont mauvais — juste parce qu’ils sont trop gros, trop petits, ou qu’un agriculteur en a produit trop. C’est du gaspillage énorme. Et en même temps, des gens cherchent du travail sans réussir à en trouver. Les Petites l’Ouches s’attaquent aux deux problèmes à la fois.
Quel est le problème ?
Les agriculteurs produisent parfois plus que ce qu’ils peuvent vendre. Ou bien leurs légumes sont refusés par les coopératives parce qu’ils ont un « petit défaut ». Résultat : ces aliments parfaitement comestibles sont détruits ou laissés à pourrir. En parallèle, les cantines et restaurants collectifs ont du mal à s’approvisionner en légumes locaux — pas assez de logistique, pas assez de main-d’œuvre pour les préparer.
Quelle est la solution ?
Les Petites l’Ouches récupèrent ces légumes « imparfaits » et les transforment en conserves : currys de légumes, compotes, soupes, ratatouilles, poireaux au sirop. Leurs recettes sont testées par une quarantaine de personnes avant d’être commercialisées — et elles obtiennent une note de 4/5 en moyenne. L’association propose aussi une « légumerie » : des légumes frais épluchés et découpés, livrés directement aux cantines scolaires, maisons de retraite et hôpitaux de la région.
Qui agit ?
Delphine Vandermeersch est ingénieure agricole. Elle a grandi dans le Pays de Bernay, en Normandie, et a travaillé comme conseillère auprès des agriculteurs avant de lancer ce projet en 2020. C’est le diagnostic de son territoire — qui identifiait un manque de structures de transformation locale — qui l’a convaincue de se lancer.

En pratique
L’association est basée à Bernay, dans l’Eure, à 50 km d’Évreux. Elle travaille avec des producteurs locaux (bio ou non) qui lui apportent leurs surplus ou leurs légumes « déclassés ». Les bocaux sont vendus dans les magasins bios de la région : Bernay, Lisieux, L’Aigle, Pont-l’Évêque.
Les Petites l’Ouches font aussi quelque chose d’important pour les gens : elles emploient des personnes en insertion professionnelle. Ça veut dire des personnes qui traversent des moments difficiles — dépression, chômage de longue durée, problèmes de logement, plus de 50 ans et du mal à retrouver un emploi. L’association les accueille, les forme, et les aide à définir un nouveau projet professionnel. En 2022, l’équipe comptait 19 personnes, dont 13 en parcours d’insertion. L’objectif : atteindre 25 salariés d’ici 2025.
Le savais-tu ?
Un producteur normand s’est vu refuser des betteraves bio par une coopérative agricole — juste parce qu’elles avaient un « petit défaut » visuel. Les Petites l’Ouches les ont récupérées et transformées en betteraves sous vide. Sans elles, toute cette production aurait été jetée.
Ce que tu peux faire
- Regarde les étiquettes quand tu achètes des conserves : cherche celles qui viennent de producteurs locaux ou d’associations solidaires.
- Parle-en à tes parents : les cantines de ton école peuvent s’approvisionner en légumes locaux — c’est possible quand il y a des structures comme Les Petites l’Ouches.
- Ne jette pas les légumes abîmés : une carotte un peu tordue ou une pomme avec un coup se cuisinent très bien en soupe ou en compote.
Quelques mots clés
- Conserverie : atelier où l’on transforme des aliments frais (légumes, fruits) en conserves — dans des bocaux ou des boîtes — pour les garder plusieurs mois.
- Légumerie : atelier qui prépare des légumes frais (épluchés, découpés) pour les livrer directement aux cantines et restaurants collectifs.
- Insertion professionnelle : accompagnement de personnes qui ont du mal à trouver ou retrouver un emploi, pour les aider à se former et rebondir.
- Surplus agricole : légumes ou fruits produits en trop grande quantité, ou refusés par les acheteurs, qui risquent d’être jetés.
- Circuits courts : vente de produits directement entre le producteur et le consommateur, sans passer par de longues chaînes de distribution.
- Restauration collective : les cantines, hôpitaux, maisons de retraite — tous les endroits où on prépare de grands repas pour de nombreuses personnes.
Des bocaux qui sauvent les légumes — et donnent du travail
Avec Delphine Vandermeersch · Les Petites l’Ouches
Tu ne savais peut-être pas qu’une betterave un peu tordue pouvait finir à la poubelle ? En Normandie, Delphine a décidé que ça n’arriverait plus. Elle transforme les légumes « ratés » des agriculteurs en bocaux délicieux, et embauche des personnes qui cherchent à retrouver leur place dans le monde du travail.
Des légumes parfaits… jetés à la poubelle
Chaque année, des tonnes de fruits et légumes sont détruits avant d’arriver dans nos assiettes. Pas parce qu’ils sont mauvais — juste parce qu’ils ont un « petit défaut » ou qu’un agriculteur en a produit trop. Et en même temps, des personnes cherchent du travail sans réussir à en trouver.
Une conserverie qui transforme et qui emploie 🫙
Les Petites l’Ouches récupèrent les légumes « imparfaits » des producteurs normands et les transforment en conserves savoureuses : currys de légumes, compotes, soupes, ratatouilles, poireaux au sirop. L’association propose aussi une légumerie : des légumes frais épluchés et découpés, livrés aux cantines scolaires, maisons de retraite et hôpitaux de la région. Et pour tout ça, elle emploie des personnes qui ont du mal à retrouver un travail.
Deux activités, une seule mission 🔄
Les Petites l’Ouches font deux choses différentes, mais complémentaires.
La conserverie
Les légumes des producteurs locaux arrivent à l’atelier. On les transforme en bocaux (currys, compotes, soupes…). Les bocaux sont vendus en magasins bios de la région.
La légumerie
On épluche et découpe des légumes frais locaux pour les livrer directement aux cantines des lycées, collèges, hôpitaux et maisons de retraite.
Agir concrètement ✅
- 🏷️Regarde les étiquettes : cherche les conserves qui viennent de producteurs locaux ou d’associations solidaires.
- 🏫Parle-en à tes parents : les cantines peuvent s’approvisionner en légumes locaux quand il existe des structures comme Les Petites l’Ouches.
- 🍎Ne jette pas les légumes abîmés : une carotte tordue ou une pomme avec un coup se cuisinent très bien en soupe ou en compote.
Des betteraves refusées… sauvées !
Un producteur normand s’est vu refuser des betteraves bio par une coopérative agricole — juste parce qu’elles avaient un « petit défaut » visuel. Les Petites l’Ouches les ont récupérées et transformées en betteraves sous vide. Sans elles, toute cette production aurait été jetée.
Pour tout comprendre 📖
« L’intérêt des producteurs, c’est, dans un premier temps, de valoriser des surplus de production. »— Delphine Vandermeersch · Fondatrice · Les Petites l’Ouches
POUR ALLER PLUS LOIN
https://www.lespetiteslouches.fr
TIMECODES
00:00 Introduction
00:40 Le parcours de Delphine Vandermeersch avant de lancer ce projet plein de sens
01:37 L’idée de créer une conserverie et légumerie qui répond aux besoins du territoire
02:19 Un atelier qui valorise toutes les productions locales
03:17 Des préparations culinaires et desserts qui séduisent
04:31 Les producteurs valorisent des surplus de production, les sauvent et se diversifient
06:12 Où trouver les conserves produites par Les Petites l’Ouches
06:48 L’activité de légumerie (légumes frais) pour la restauration collective locale
07:51 Le Pays de Bernay, un territoire idéal pour les circuits-courts
08:52 Une structure d’insertion professionnelle
10:40 Merci à Delphine Vandermeersch !
Fin
Propos recueillis par Simon Icard.




