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Soluble(s) · Rapport de synthèse du GIEC, 2023

Climat : ce que le GIEC dit des solutions, page par page

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En résumé

Selon le rapport de synthèse du 6e rapport d’évaluation du GIEC (AR6, 2023), le réchauffement causé par les activités humaines atteint +1,1 °C sur 2011-2020 par rapport à 1850-1900.

Le GIEC établit que les options coûtant 100 dollars ou moins par tonne de CO₂-équivalent pourraient réduire les émissions mondiales d’au moins la moitié de leur niveau de 2019 d’ici 2030 (confiance élevée).

Selon le GIEC, le solaire, l’éolien, l’efficacité énergétique et la réduction du méthane offrent de fortes réductions à moins de 20 dollars la tonne (confiance moyenne), et le coût du solaire a baissé de 85 % entre 2010 et 2019 (confiance élevée).

Pour limiter le réchauffement à 1,5 °C, le GIEC indique que les émissions de gaz à effet de serre doivent culminer avant 2025 et baisser de 43 % d’ici 2030 par rapport à 2019 (confiance élevée).

Cette page présente les solutions du GIEC dans six systèmes (énergie, industrie, transport, bâtiment, terres et alimentation, villes), chacune avec son niveau de confiance et un lien vers la page exacte du rapport officiel.

Avant de commencer

Comment lire les niveaux de confiance du GIEC

Le GIEC ne donne pas d’avis : selon la note 4 de son résumé (p. 3), chaque conclusion repose sur l’évaluation des preuves disponibles et de leur degré d’accord. Il l’exprime en cinq niveaux de confiance. Plus le niveau monte, plus les preuves sont solides et concordantes.

  1. Très faible
  2. Faible
  3. Moyenne
  4. Élevée
  5. Très élevée

Quelques constats vont plus loin et sont posés sans réserve : le réchauffement causé par les activités humaines est qualifié de « sans équivoque » (section A.1). Cette page ne retient que des conclusions de confiance moyenne ou plus.

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Fait établi1
Confiance très élevée1
Confiance élevée26
Confiance moyenne8
Donnée de figure1
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GIEC, 2023. Rapport de synthèse AR6, Résumé à l’intention des décideurs, note 4, p. 3 (pagination imprimée).

« Each finding is grounded in an evaluation of underlying evidence and agreement. The IPCC calibrated language uses five qualifiers to express a level of confidence: very low, low, medium, high and very high »

Le problème

Le constat du GIEC

Avant les solutions, ce que le rapport établit sur le réchauffement et la décennie en cours.

Figure SPM.1c du GIEC

Chaque bande est une année, de 1900 à 2020

Plus la couleur se réchauffe, plus l’année a été chaude par rapport à la période de référence 1850-1900. Les couleurs sont celles de la figure officielle du GIEC.

Le réchauffement atteint +1,1 °C, et il est causé sans équivoque par les activités humaines

Selon le GIEC (rapport de synthèse AR6, section A.1), la température de surface mondiale a atteint +1,1 °C sur la période 2011-2020 par rapport à 1850-1900. Ce réchauffement est causé « sans équivoque » par les activités humaines, principalement par les émissions de gaz à effet de serre.

Fait établi · sans équivoqueGIEC · A.1 · p. 4
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GIEC, 2023. Rapport de synthèse AR6, Résumé à l’intention des décideurs, A.1, p. 4 (pagination imprimée).

« Human activities, principally through emissions of greenhouse gases, have unequivocally caused global warming, with global surface temperature reaching 1.1°C above 1850-1900 in 2011-2020. »

Sans politiques renforcées, le réchauffement projeté atteint +3,2 °C en 2100

Selon le GIEC (section A.4.4), sans renforcement des politiques actuelles, le réchauffement mondial projeté atteint +3,2 °C en 2100, dans une fourchette de 2,2 à 3,5 °C.

Confiance moyenneGIEC · A.4.4 · p. 11
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GIEC, 2023. Rapport de synthèse AR6, Résumé à l’intention des décideurs, A.4.4, p. 11 (pagination imprimée).

« Without a strengthening of policies, global warming of 3.2 [2.2 to 3.5] °C is projected by 2100 (medium confidence). »

Pour rester sous 1,5 °C, les émissions doivent culminer avant 2025 puis baisser de 43 % d’ici 2030

Selon le GIEC (section B.6.1 et Table SPM.1), les trajectoires qui limitent le réchauffement à 1,5 °C supposent un pic des émissions mondiales avant 2025 au plus tard, puis une baisse des gaz à effet de serre de 43 % d’ici 2030 par rapport à 2019 (fourchette de 34 à 60 %).

Confiance élevéeGIEC · B.6.1, Table SPM.1 · p. 20, 21
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GIEC, 2023. Rapport de synthèse AR6, Résumé à l’intention des décideurs, B.6.1, Table SPM.1, p. 20, 21 (pagination imprimée).

« Global GHG emissions are projected to peak between 2020 and at the latest before 2025 in global modelled pathways that limit warming to 1.5°C (>50%) with no or limited overshoot »

D’où viennent les émissions

Quatre secteurs, 79 % des émissions

La répartition des émissions mondiales dessine la carte des solutions.

Les émissions mondiales de gaz à effet de serre ont atteint 59 milliards de tonnes équivalent CO₂ en 2019

Selon le GIEC (section A.1.4), les émissions nettes de gaz à effet de serre d’origine humaine sont estimées à 59 ± 6,6 GtCO₂-eq en 2019, environ 12 % de plus qu’en 2010.

Confiance élevéeGIEC · A.1.4 · p. 4
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GIEC, 2023. Rapport de synthèse AR6, Résumé à l’intention des décideurs, A.1.4, p. 4 (pagination imprimée).

« Global net anthropogenic GHG emissions have been estimated to be 59 ± 6.6 GtCO2-eq9 in 2019, about 12% (6.5 GtCO2-eq) higher than in 2010 »

79 % des émissions viennent de l’énergie, de l’industrie, du transport et du bâtiment

Selon le GIEC (section A.1.4), environ 79 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre de 2019 proviennent de ces quatre secteurs réunis, et 22 % de l’agriculture, de la foresterie et des autres usages des terres (AFOLU).

Confiance élevéeGIEC · A.1.4 · p. 4, 5
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GIEC, 2023. Rapport de synthèse AR6, Résumé à l’intention des décideurs, A.1.4, p. 4, 5 (pagination imprimée).

« In 2019, approximately 79% of global GHG […] emissions came from the sectors of energy, industry, transport, and buildings together and 22%10 from agriculture, forestry and other land use (AFOLU). »

22 % viennent de l’agriculture, de la foresterie et des autres usages des terres

Selon le GIEC (section A.1.4), 22 % des émissions mondiales de 2019 proviennent de l’agriculture, de la foresterie et des autres usages des terres (AFOLU). Les deux parts sont des arrondis du GIEC : leur somme fait 101 %.

Confiance élevéeGIEC · A.1.4 · p. 4, 5
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GIEC, 2023. Rapport de synthèse AR6, Résumé à l’intention des décideurs, A.1.4, p. 4, 5 (pagination imprimée).

« In 2019, approximately 79% of global GHG […] emissions came from the sectors of energy, industry, transport, and buildings together and 22%10 from agriculture, forestry and other land use (AFOLU). »

Plan de la page

Six systèmes pour lire les solutions du GIEC

La suite de cette page suit six systèmes : énergie, industrie, transport et bâtiment (les quatre secteurs des 79 %), terres et alimentation (les 22 %), et les villes, où tous se croisent.

Énergie Industrie Transport Bâtiment Terres Villes

Qui émet, qui subit

Les 10 % de ménages les plus émetteurs pèsent 34 à 45 % des émissions des ménages

Selon le GIEC (section A.1.5), les 10 % de ménages aux émissions par habitant les plus élevées représentent 34 à 45 % des émissions mondiales des ménages liées à la consommation, tandis que les 50 % du bas en représentent 13 à 15 %.

Confiance élevéeGIEC · A.1.5 · p. 5
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GIEC, 2023. Rapport de synthèse AR6, Résumé à l’intention des décideurs, A.1.5, p. 5 (pagination imprimée).

« The 10% of households with the highest per capita emissions contribute 34–45% of global consumption-based household GHG emissions, while the bottom 50% contribute 13–15%. »

3,3 à 3,6 milliards de personnes vivent dans des contextes très vulnérables au changement climatique

Selon le GIEC (section A.2.2), entre 2010 et 2020, la mortalité due aux inondations, aux sécheresses et aux tempêtes a été 15 fois plus élevée dans les régions très vulnérables que dans les régions très peu vulnérables.

Confiance élevéeGIEC · A.2.2 · p. 5
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GIEC, 2023. Rapport de synthèse AR6, Résumé à l’intention des décideurs, A.2.2, p. 5 (pagination imprimée).

« Between 2010 and 2020, human mortality from floods, droughts and storms was 15 times higher in highly vulnerable regions, compared to regions with very low vulnerability. »

Le message-clé

Les solutions existent, et beaucoup coûtent peu

La Figure SPM.7 du GIEC compare, option par option, ce que chaque solution peut retirer à l’atmosphère en 2030 et à quel prix.

Figure SPM.7 du GIEC

Pour chaque option, le GIEC estime ce qu’elle peut retirer en 2030, et à quel coût

Voici les 14 options au potentiel le plus élevé de la figure. Chaque barre représente une option de réduction des émissions. Sa longueur indique le potentiel en 2030, en milliards de tonnes équivalent CO₂ par an. Les couleurs indiquent le coût par tonne évitée.

Première tranche

Une partie des solutions coûte déjà moins cher que la technologie qu’elle remplace

En vert vif, les réductions moins chères que la technologie de référence. Le solaire et l’éolien en concentrent l’essentiel.

À moins de 20 dollars la tonne, le solaire, l’éolien, l’efficacité énergétique et la réduction du méthane apportent de fortes baisses d’émissions

Selon le GIEC (section C.3.2), de fortes contributions aux réductions d’émissions pour moins de 20 USD par tonne de CO₂-eq viennent du solaire et de l’éolien, de l’efficacité énergétique et de la réduction des émissions de méthane (mines de charbon, pétrole et gaz, déchets).

Confiance moyenneGIEC · C.3.2, Figure SPM.7 · p. 28, 27
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GIEC, 2023. Rapport de synthèse AR6, Résumé à l’intention des décideurs, C.3.2, Figure SPM.7, p. 28, 27 (pagination imprimée).

« Large contributions to emissions reductions with costs less than USD 20 tCO2-eq-1 come from solar and wind energy, energy efficiency improvements, and methane emissions reductions (coal mining, oil and gas, waste) (medium confidence). »

Les options à 100 dollars la tonne ou moins pourraient réduire les émissions mondiales de moitié d’ici 2030

Selon le GIEC (Figure SPM.7), les options coûtant 100 USD par tonne de CO₂-eq ou moins pourraient réduire les émissions mondiales d’au moins la moitié de leur niveau de 2019 d’ici 2030.

Confiance élevéeGIEC · C.3, Figure SPM.7 · p. 27
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GIEC, 2023. Rapport de synthèse AR6, Résumé à l’intention des décideurs, C.3, Figure SPM.7, p. 27 (pagination imprimée).

« options costing 100 USD tCO2-eq-1 or less could reduce global emissions by at least half of the 2019 level by 2030 »

Lecture complète

Au-delà de 100 dollars la tonne, et les options sans coût attribué

Les tranches les plus coûteuses et les options dont le coût varie trop pour être attribué complètent la figure. Le GIEC précise que ces potentiels ne s’additionnent pas et que l’incertitude sur les potentiels totaux est typiquement de 25 à 50 %. Les coûts sont des coûts nets sur la durée de vie, par rapport à une technologie de référence, pour 2030.

Système 1

Énergie

Le GIEC chiffre l’effondrement des coûts du solaire et de l’éolien, et décrit à quoi ressemble un système énergétique à zéro émission nette.

Le coût du solaire a baissé de 85 % et celui de l’éolien de 55 % entre 2010 et 2019

Selon le GIEC (section A.4.2), de 2010 à 2019, le coût unitaire du solaire a baissé de 85 %, celui de l’éolien de 55 % et celui des batteries lithium-ion de 85 %. Sur la même période, le déploiement du solaire a été multiplié par plus de 10.

Confiance élevéeGIEC · A.4.2 · p. 11
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GIEC, 2023. Rapport de synthèse AR6, Résumé à l’intention des décideurs, A.4.2, p. 11 (pagination imprimée).

« From 2010 to 2019 there have been sustained decreases in the unit costs of solar energy (85%), wind energy (55%), and lithium-ion batteries (85%), and large increases in their deployment, e.g., >10× for solar and >100× for electric vehicles (EVs) »

Un système énergétique à zéro émission nette repose sur moins de fossiles, l’électrification et l’efficacité

Selon le GIEC (section C.3.2), un système énergétique à zéro émission nette de CO₂ suppose une forte baisse des combustibles fossiles, un usage minimal des fossiles « non abattus », une électrification généralisée, des économies d’énergie et une meilleure intégration du système. Le GIEC note aussi (section A.4.2) que maintenir des systèmes très émetteurs peut, selon les régions et les secteurs, coûter plus cher que la transition.

Confiance élevéeGIEC · C.3.2, A.4.2 · p. 28, 11
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GIEC, 2023. Rapport de synthèse AR6, Résumé à l’intention des décideurs, C.3.2, A.4.2, p. 28, 11 (pagination imprimée).

« Net zero CO2 energy systems entail: a substantial reduction in overall fossil fuel use, minimal use of unabated fossil fuels51, and use of carbon capture and storage in the remaining fossil fuel systems; electricity systems that emit no net CO2; widespread electrification »

Fossiles « non abattus » : utilisés sans intervention qui réduit fortement leurs émissions sur le cycle de vie, par exemple sans captage d’au moins 90 % du CO₂ des centrales (note 51, p. 28).

Diversifier la production d’électricité rend le réseau plus fiable face au changement climatique

Selon le GIEC (section C.3.2), diversifier la production (éolien, solaire, petite hydraulique) et gérer la demande (stockage, efficacité) renforce la fiabilité énergétique et réduit la vulnérabilité au changement climatique (confiance élevée). Marchés de l’énergie adaptés au climat, réseaux intelligents et lignes robustes ont une faisabilité élevée, avec des co-bénéfices pour l’atténuation (confiance très élevée).

Confiance élevée Confiance très élevéeGIEC · C.3.2 · p. 28
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GIEC, 2023. Rapport de synthèse AR6, Résumé à l’intention des décideurs, C.3.2, p. 28 (pagination imprimée).

« Energy generation diversification (e.g., via wind, solar, small scale hydropower) and demand-side management (e.g., storage and energy efficiency improvements) can increase energy reliability and reduce vulnerabilities to climate change (high confidence). »

Les options énergétiques à moins de 20 dollars la tonne sont détaillées plus haut, avec la Figure SPM.7.

Système 2

Industrie

Pour l’industrie, le GIEC insiste sur une action coordonnée : aucune option ne suffit seule.

Décarboner l’industrie exige d’agir sur toute la chaîne de valeur à la fois

Selon le GIEC (section C.3.3), réduire les émissions de l’industrie passe par une action coordonnée qui mobilise toutes les options : gestion de la demande, efficacité énergétique et matérielle, flux circulaires de matériaux, technologies d’abattement et transformation des procédés de production.

Confiance élevéeGIEC · C.3.3 · p. 29
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GIEC, 2023. Rapport de synthèse AR6, Résumé à l’intention des décideurs, C.3.3, p. 29 (pagination imprimée).

« Reducing industry GHG emissions entails coordinated action throughout value chains to promote all mitigation options, including demand management, energy and materials efficiency, circular material flows, as well as abatement technologies and transformational changes in production processes (high confidence). »

Changer de combustible est l’une des options industrielles chiffrées par le GIEC, avec le recyclage et l’efficacité des matériaux

Selon le GIEC (section C.3.3 et Figure SPM.7), les options industrielles comprennent le changement de combustible (vers l’électricité, l’hydrogène, la bioénergie et le gaz naturel), l’efficacité des matériaux, le recyclage renforcé, la substitution des matériaux de construction et le captage du carbone (CCU et CCS). Leur faisabilité varie selon les options.

Confiance élevéeGIEC · C.3.3, Figure SPM.7 · p. 29, 27
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GIEC, 2023. Rapport de synthèse AR6, Résumé à l’intention des décideurs, C.3.3, Figure SPM.7, p. 29, 27 (pagination imprimée).

« Fuel switching in industry refers to switching to electricity, hydrogen, bioenergy and natural gas. »

Système 3

Transport

Électrification du transport terrestre, carburants alternatifs pour les longues distances, et mobilité active.

Le véhicule électrique alimenté par une électricité bas-carbone a un fort potentiel de réduction des émissions

Selon le GIEC (section C.3.3), les véhicules électriques alimentés par une électricité peu émettrice ont un fort potentiel de réduction des émissions du transport terrestre, évalué sur l’ensemble du cycle de vie. Le GIEC note (section A.4.2) que leur déploiement a été multiplié par plus de 100 entre 2010 et 2019.

Confiance élevéeGIEC · C.3.3, A.4.2 · p. 29, 11
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GIEC, 2023. Rapport de synthèse AR6, Résumé à l’intention des décideurs, C.3.3, A.4.2, p. 29, 11 (pagination imprimée).

« Electric vehicles powered by low-GHG emissions electricity have large potential to reduce land-based transport GHG emissions, on a life cycle basis (high confidence). »

Pour les navires, les avions et les poids lourds, biocarburants, hydrogène et carburants de synthèse doivent encore progresser

Selon le GIEC (section C.3.3), les biocarburants durables, l’hydrogène bas-carbone et ses dérivés (ammoniac, carburants de synthèse) peuvent réduire les émissions du maritime, de l’aviation et du transport routier lourd, mais exigent des procédés améliorés et des coûts plus bas. Les progrès des batteries pourraient faciliter l’électrification des camions lourds.

Confiance moyenneGIEC · C.3.3 · p. 29
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GIEC, 2023. Rapport de synthèse AR6, Résumé à l’intention des décideurs, C.3.3, p. 29 (pagination imprimée).

« In transport, sustainable biofuels, low-emissions hydrogen, and derivatives (including ammonia and synthetic fuels) can support mitigation of CO2 emissions from shipping, aviation, and heavy-duty land transport but require production process improvements and cost reductions (medium confidence). »

L’empreinte des batteries et des minerais critiques peut être réduite par la diversification et la circularité

Selon le GIEC (section C.3.3), l’empreinte environnementale de la production de batteries et les inquiétudes sur les minerais critiques peuvent être traitées par la diversification des matériaux et des approvisionnements, l’efficacité énergétique et matérielle, et les flux circulaires de matériaux.

Confiance moyenneGIEC · C.3.3 · p. 29
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GIEC, 2023. Rapport de synthèse AR6, Résumé à l’intention des décideurs, C.3.3, p. 29 (pagination imprimée).

« The environmental footprint of battery production and growing concerns about critical minerals can be addressed by material and supply diversification strategies, energy and material efficiency improvements, and circular material flows (medium confidence). »

Transports en commun, marche et vélo réduisent les émissions et améliorent la santé

Selon le GIEC (sections C.3.4, C.2.3 et C.4.3), soutenir les transports publics et la mobilité active fait partie des leviers clés des villes. Ces choix améliorent la qualité de l’air, la santé et l’emploi, et peuvent favoriser l’équité.

Confiance élevéeGIEC · C.3.4, C.2.3, C.4.3 · p. 29, 26, 31
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GIEC, 2023. Rapport de synthèse AR6, Résumé à l’intention des décideurs, C.3.4, C.2.3, C.4.3, p. 29, 26, 31 (pagination imprimée).

« shifts to active mobility and public transport can enhance air quality, health, employment, and can elicit energy security and deliver equity. (high confidence) »

Système 4

Bâtiment

Efficacité, sobriété et électrification : les trois leviers que le GIEC associe aux bâtiments.

Concevoir, construire, rénover et utiliser efficacement les bâtiments est un levier clé de la transition urbaine

Selon le GIEC (section C.3.4), la conception, la construction, la rénovation et l’usage efficaces des bâtiments font partie des éléments clés de l’adaptation et de l’atténuation dans les villes.

Confiance élevéeGIEC · C.3.4 · p. 29
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GIEC, 2023. Rapport de synthèse AR6, Résumé à l’intention des décideurs, C.3.4, p. 29 (pagination imprimée).

« the efficient design, construction, retrofit, and use of buildings »

La sobriété, la substitution de matériaux et l’électrification bas-carbone complètent l’efficacité des bâtiments

Selon le GIEC (section C.3.4), il faut aussi réduire et modifier la consommation d’énergie et de matériaux, pratiquer la sobriété, substituer les matériaux et électrifier en s’appuyant sur des sources bas-carbone. Le GIEC définit la sobriété comme un ensemble de mesures et de pratiques qui évitent la demande d’énergie, de matériaux, de terres et d’eau tout en assurant le bien-être de tous dans les limites planétaires (note 52).

Confiance élevéeGIEC · C.3.4 · p. 29
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GIEC, 2023. Rapport de synthèse AR6, Résumé à l’intention des décideurs, C.3.4, p. 29 (pagination imprimée).

« reducing and changing energy and material consumption; sufficiency52; material substitution; and electrification in combination with low emissions sources (high confidence). »

Agir sur la demande peut réduire de 40 à 70 % les émissions des bâtiments, du transport terrestre et de l’alimentation d’ici 2050

Selon le GIEC (Figure SPM.7, panneau b), les mesures portant sur la demande et de nouvelles façons de fournir les services pourraient réduire de 40 à 70 % les émissions mondiales de ces secteurs d’usage final d’ici 2050, par rapport aux scénarios de référence.

Donnée de figure · sans niveau attribuéGIEC · Figure SPM.7b · p. 27, 28
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GIEC, 2023. Rapport de synthèse AR6, Résumé à l’intention des décideurs, Figure SPM.7b, p. 27, 28 (pagination imprimée).

« measures and new ways of end-use service provision can reduce global GHG emissions in end-use sectors (buildings, land transport, food) by 40–70% by 2050 compared to baseline scenarios »

Système 5

Terres, alimentation, écosystèmes

Forêts, assiette, agriculture et biodiversité : le secteur des terres est à la fois source d’émissions et puits de carbone.

Protéger, mieux gérer et restaurer les forêts offre le plus grand potentiel d’atténuation lié aux terres

Selon le GIEC (section C.3.5), la conservation, la meilleure gestion et la restauration des forêts et autres écosystèmes représentent la plus grande part du potentiel économique d’atténuation de ce secteur. La réduction de la déforestation tropicale a le potentiel total le plus élevé.

Confiance élevéeGIEC · C.3.5 · p. 29
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GIEC, 2023. Rapport de synthèse AR6, Résumé à l’intention des décideurs, C.3.5, p. 29 (pagination imprimée).

« Conservation, improved management, and restoration of forests and other ecosystems offer the largest share of economic mitigation potential, with reduced deforestation in tropical regions having the highest total mitigation potential. »

Manger sain et durable et gaspiller moins réduit le méthane et libère des terres

Selon le GIEC (section C.3.5), des régimes alimentaires sains et durables et la réduction des pertes et gaspillages alimentaires réduisent la conversion des écosystèmes, les émissions de méthane et de protoxyde d’azote, et libèrent des terres pour le reboisement et la restauration.

Confiance élevéeGIEC · C.3.5 · p. 29
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GIEC, 2023. Rapport de synthèse AR6, Résumé à l’intention des décideurs, C.3.5, p. 29 (pagination imprimée).

« Demand-side measures (shifting to sustainable healthy diets53 and reducing food loss/ waste) and sustainable agricultural intensification can reduce ecosystem conversion, and methane and nitrous oxide emissions, and free up land for reforestation and ecosystem restoration. »

Des options d’adaptation agricole ont déjà fait leurs preuves, de l’agroforesterie à l’agriculture urbaine

Selon le GIEC (sections A.3.2 et C.3.5), les options d’adaptation efficaces comprennent l’amélioration des variétés, l’agroforesterie, la gestion de l’eau à la ferme, la diversification des exploitations et des paysages, l’adaptation communautaire et l’agriculture urbaine. Leur efficacité est documentée pour des contextes précis.

Confiance élevéeGIEC · A.3.2, C.3.5 · p. 8, 29
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GIEC, 2023. Rapport de synthèse AR6, Résumé à l’intention des décideurs, A.3.2, C.3.5, p. 8, 29 (pagination imprimée).

« Effective adaptation options include cultivar improvements, agroforestry, community-based adaptation, farm and landscape diversification, and urban agriculture. »

Conserver 30 à 50 % des terres, eaux douces et océans maintient la résilience de la biodiversité

Selon le GIEC (section C.3.6), maintenir la résilience de la biodiversité et des services écosystémiques à l’échelle mondiale dépend d’une conservation efficace et équitable d’environ 30 à 50 % des terres, des eaux douces et des océans de la planète.

Confiance élevéeGIEC · C.3.6 · p. 29
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GIEC, 2023. Rapport de synthèse AR6, Résumé à l’intention des décideurs, C.3.6, p. 29 (pagination imprimée).

« Maintaining the resilience of biodiversity and ecosystem services at a global scale depends on effective and equitable conservation of approximately 30% to 50% of Earth’s land, freshwater and ocean areas »

Restaurer les terres rapporte économiquement et réussit avec les peuples autochtones et les communautés locales

Selon le GIEC (section C.3.6), la restauration des terres contribue à l’atténuation et à l’adaptation, avec des retours économiques positifs et des co-bénéfices pour la réduction de la pauvreté. La coopération avec les peuples autochtones et les communautés locales fait partie intégrante de sa réussite.

Confiance élevéeGIEC · C.3.6 · p. 30
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GIEC, 2023. Rapport de synthèse AR6, Résumé à l’intention des décideurs, C.3.6, p. 30 (pagination imprimée).

« Land restoration contributes to climate change mitigation and adaptation with synergies via enhanced ecosystem services and with economically positive returns and co-benefits for poverty reduction and improved livelihoods (high confidence). »

Système 6

Villes

Les villes concentrent les risques et une grande part des solutions.

La chaleur extrême s’est intensifiée dans les villes, et frappe d’abord les habitants marginalisés

Selon le GIEC (section A.2.7), les extrêmes de chaleur se sont intensifiés en ville, les infrastructures urbaines (transport, eau, assainissement, énergie) ont été compromises, et ces impacts se concentrent sur les habitants économiquement et socialement marginalisés.

Confiance élevéeGIEC · A.2.7 · p. 6
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GIEC, 2023. Rapport de synthèse AR6, Résumé à l’intention des décideurs, A.2.7, p. 6 (pagination imprimée).

« Hot extremes have intensified in cities. »

La ville compacte, qui rapproche emplois et logements, est un levier clé pour réduire fortement les émissions

Selon le GIEC (section C.3.4), les systèmes urbains sont décisifs pour réduire fortement les émissions. Les leviers clés : une forme urbaine compacte, la proximité entre emplois et logements, et une conception des villes qui intègre les risques climatiques.

Confiance élevéeGIEC · C.3.4 · p. 29
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GIEC, 2023. Rapport de synthèse AR6, Résumé à l’intention des décideurs, C.3.4, p. 29 (pagination imprimée).

« land use planning to achieve compact urban form, co-location of jobs and housing »

Les infrastructures vertes et bleues stockent du carbone et réduisent les risques de canicule et d’inondation

Selon le GIEC (section C.3.4), les infrastructures naturelles, vertes et bleues favorisent l’absorption et le stockage du carbone et peuvent réduire la consommation d’énergie et les risques liés aux canicules, inondations, fortes pluies et sécheresses, avec des co-bénéfices pour la santé, le bien-être et les moyens de subsistance.

Confiance moyenneGIEC · C.3.4 · p. 29
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GIEC, 2023. Rapport de synthèse AR6, Résumé à l’intention des décideurs, C.3.4, p. 29 (pagination imprimée).

« Green/ natural and blue infrastructure supports carbon uptake and storage and either singly or when combined with grey infrastructure can reduce energy use and risk from extreme events such as heatwaves, flooding, heavy precipitation and droughts »

Végétaliser la ville et restaurer les zones humides réduit déjà les inondations et la chaleur urbaine

Selon le GIEC (section A.3.2), les approches d’adaptation fondées sur les écosystèmes, comme le verdissement urbain et la restauration des zones humides et des forêts en amont, se sont montrées efficaces pour réduire les risques d’inondation et la chaleur urbaine.

Confiance élevéeGIEC · A.3.2 · p. 8
Vérifier à la source

GIEC, 2023. Rapport de synthèse AR6, Résumé à l’intention des décideurs, A.3.2, p. 8 (pagination imprimée).

« Ecosystem-based adaptation17 approaches such as urban greening, restoration of wetlands and upstream forest ecosystems have been effective in reducing flood risks and urban heat (high confidence). »

Ce qui rend tout le reste possible

Leviers transversaux

Santé, finance, équité, modes de vie, subventions : les conditions que le GIEC associe à une action à la hauteur.

Agir pour le climat améliore la santé, avec des bénéfices du même ordre que les coûts de l’atténuation

Selon le GIEC (section C.2.3), de nombreuses actions d’atténuation profitent à la santé : moins de pollution de l’air, mobilité active, alimentation saine et durable (confiance élevée). Les bénéfices économiques pour la santé liés à la qualité de l’air peuvent être du même ordre de grandeur que les coûts de l’atténuation, voire supérieurs (section C.2.4, confiance moyenne).

Confiance élevée Confiance moyenneGIEC · C.2.3, C.2.4 · p. 26
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GIEC, 2023. Rapport de synthèse AR6, Résumé à l’intention des décideurs, C.2.3, C.2.4, p. 26 (pagination imprimée).

« The economic benefits for human health from air quality improvement arising from mitigation action can be of the same order of magnitude as mitigation costs, and potentially even larger (medium confidence). »

Limiter le réchauffement à 2 °C rapporte plus qu’il ne coûte

Selon le GIEC (section C.2.4), même sans compter tous les dommages évités, le bénéfice économique et social mondial d’une limitation du réchauffement à 2 °C dépasse le coût de l’atténuation dans la majorité de la littérature évaluée.

Confiance moyenneGIEC · C.2.4 · p. 26
Vérifier à la source

GIEC, 2023. Rapport de synthèse AR6, Résumé à l’intention des décideurs, C.2.4, p. 26 (pagination imprimée).

« the global economic and social benefit of limiting global warming to 2°C exceeds the cost of mitigation in most of the assessed literature (medium confidence) »

Les investissements climat doivent être multipliés par 3 à 6, et le capital mondial existe

Selon le GIEC (section C.7.2), les investissements annuels d’atténuation nécessaires sur 2020-2030 pour limiter le réchauffement à 2 °C ou 1,5 °C sont trois à six fois supérieurs aux niveaux actuels (confiance moyenne). Le capital mondial suffit à combler l’écart, mais des barrières freinent sa réorientation vers l’action climatique (section C.7.3, confiance élevée).

Confiance moyenne Confiance élevéeGIEC · C.7.2, C.7.3 · p. 33
Vérifier à la source

GIEC, 2023. Rapport de synthèse AR6, Résumé à l’intention des décideurs, C.7.2, C.7.3, p. 33 (pagination imprimée).

« Average annual modelled mitigation investment requirements for 2020 to 2030 in scenarios that limit warming to 2°C or 1.5°C are a factor of three to six greater than current levels »

Les plus aisés émettent le plus et ont le plus fort potentiel de réduction

Selon le GIEC (section C.5.4), les individus au statut socio-économique élevé contribuent de façon disproportionnée aux émissions et ont le plus fort potentiel de réduction. Les changements de comportement et de mode de vie, soutenus par les politiques, les infrastructures et la technologie, apportent de multiples co-bénéfices.

Confiance élevéeGIEC · C.5.4 · p. 31
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GIEC, 2023. Rapport de synthèse AR6, Résumé à l’intention des décideurs, C.5.4, p. 31 (pagination imprimée).

« Individuals with high socio-economic status contribute disproportionately to emissions, and have the highest potential for emissions reductions. »

L’équité et la transition juste rendent possible une action climatique ambitieuse

Selon le GIEC (section C.5), donner la priorité à l’équité, à la justice climatique et sociale, à l’inclusion et aux processus de transition juste peut permettre l’adaptation et des actions d’atténuation ambitieuses.

Confiance élevéeGIEC · C.5 · p. 31
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GIEC, 2023. Rapport de synthèse AR6, Résumé à l’intention des décideurs, C.5, p. 31 (pagination imprimée).

« Prioritising equity, climate justice, social justice, inclusion and just transition processes can enable adaptation and ambitious mitigation actions and climate resilient development. »

Supprimer les subventions aux énergies fossiles réduirait les émissions de gaz à effet de serre jusqu’à 10 % d’ici 2030

Selon le GIEC (section C.6.4, note 54), la suppression des subventions aux énergies fossiles réduirait les émissions mondiales de CO₂ de 1 à 4 % et celles de gaz à effet de serre jusqu’à 10 % d’ici 2030, selon les régions. Elle peut pénaliser les ménages les plus vulnérables, un effet que des mesures comme la redistribution des recettes peuvent atténuer.

Confiance moyenneGIEC · C.6.4, note 54 · p. 32
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GIEC, 2023. Rapport de synthèse AR6, Résumé à l’intention des décideurs, C.6.4, note 54, p. 32 (pagination imprimée).

« Fossil fuel subsidy removal is projected by various studies to reduce global CO2 emission by 1 to 4%, and GHG emissions by up to 10% by 2030, varying across regions (medium confidence). »

La fenêtre pour garantir un avenir vivable se referme rapidement

Selon le GIEC (section C.1), il existe une fenêtre d’opportunité qui se referme rapidement pour garantir un avenir vivable et durable pour tous (confiance très élevée). Les choix et les actions de cette décennie auront des effets maintenant et pendant des milliers d’années (confiance élevée).

Confiance très élevée Confiance élevéeGIEC · C.1 · p. 24
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GIEC, 2023. Rapport de synthèse AR6, Résumé à l’intention des décideurs, C.1, p. 24 (pagination imprimée).

« There is a rapidly closing window of opportunity to secure a liveable and sustainable future for all (very high confidence). »

Tout en un coup d’œil

Tableau récapitulatif

Tableau récapitulatif : chaque donnée de cette page, son niveau de confiance GIEC et sa référence dans le rapport de synthèse AR6 (pagination imprimée, liens vers la page exacte du PDF officiel).
Solution / constatDonnéeConfiance GIECRéférence
Le constat
Réchauffement d’origine humaine+1,1 °C en 2011-2020 vs 1850-1900sans équivoqueA.1 · p. 4
Émissions mondiales59 ± 6,6 GtCO₂-eq en 2019, +12 % vs 2010confiance élevéeA.1.4 · p. 4
Répartition sectorielleÉnergie + industrie + transport + bâtiment = 79 % ; AFOLU = 22 % (2019)confiance élevéeA.1.4 · p. 4, p. 5
Inégalités d’émissions10 % les plus émetteurs = 34-45 % ; 50 % du bas = 13-15 %confiance élevéeA.1.5 · p. 5
Vulnérabilité3,3-3,6 milliards de personnes ; mortalité ×15 (2010-2020)confiance élevéeA.2.2 · p. 5
Trajectoire des politiques actuelles+3,2 °C [2,2-3,5] projetés en 2100confiance moyenneA.4.4 · p. 11
Décennie décisivePic avant 2025, puis −43 % [34-60] de GES en 2030 vs 2019confiance élevéeB.6.1, Table SPM.1 · p. 20, p. 21
Le message-clé
Options à 100 USD/t ou moinsAu moins −50 % des émissions 2019 d’ici 2030confiance élevéeC.3, Figure SPM.7 · p. 27
Options à moins de 20 USD/tSolaire, éolien, efficacité, méthane : grande part du potentiel 2030confiance moyenneC.3.2, Figure SPM.7 · p. 28, p. 27
Énergie
Solaire et éolienCoûts 2010-2019 : solaire −85 %, éolien −55 %, batteries −85 % ; solaire déployé ×10+confiance élevéeA.4.2 · p. 11
Systèmes énergétiques net zéroLe maintien de systèmes émetteurs peut coûter plus cher que la transitionconfiance élevéeC.3.2, A.4.2 · p. 28, p. 11
Fiabilité du réseauFaisabilité élevée, co-bénéfices d’atténuationconfiance élevée / confiance très élevéeC.3.2 · p. 28
Industrie
Chaîne de valeur industrielleToutes les options mobilisées ensembleconfiance élevéeC.3.3 · p. 29
Combustibles et matériauxPotentiels par option dans la Figure SPM.7 (faisabilité variable)confiance élevéeC.3.3, Figure SPM.7 · p. 29, p. 27
Transport
Véhicule électrique bas-carboneFort potentiel sur le cycle de vie ; déploiement ×100+ (2010-2019)confiance élevéeC.3.3, A.4.2 · p. 29, p. 11
Maritime, aviation, poids lourdsProcédés à améliorer, coûts à baisserconfiance moyenneC.3.3 · p. 29
Batteries et minerais critiquesDiversification, efficacité, circularitéconfiance moyenneC.3.3 · p. 29
Transports publics et mobilité activeCo-bénéfices santé, emploi, équitéconfiance élevéeC.3.4, C.2.3, C.4.3 · p. 29, p. 26, p. 31
Bâtiment
Bâtiments efficacesÉlément clé des transitions urbainesconfiance élevéeC.3.4 · p. 29
Sobriété et électrificationSobriété, substitution de matériaux, électrification bas-carboneconfiance élevéeC.3.4 · p. 29
Leviers de demande−40 à −70 % d’ici 2050 vs référence (bâtiments, transport terrestre, alimentation)donnée de figureFigure SPM.7b · p. 27, p. 28
Terres, alimentation, écosystèmes
Forêts et écosystèmesPlus grande part du potentiel ; déforestation tropicale en têteconfiance élevéeC.3.5 · p. 29
Alimentation et gaspillageMoins de CH₄ et N₂O, terres libéréesconfiance élevéeC.3.5 · p. 29
Adaptation agricoleEfficacité documentée par contextesconfiance élevéeA.3.2, C.3.5 · p. 8, p. 29
Conservation30 à 50 % des terres, eaux douces et océansconfiance élevéeC.3.6 · p. 29
Restauration des terresRetours économiques positifs, co-bénéfices contre la pauvretéconfiance élevéeC.3.6 · p. 30
Villes
Le problème urbainChaleur intensifiée, impacts concentrés sur les plus marginalisésconfiance élevéeA.2.7 · p. 6
Forme urbaineVille compacte, emplois et logements rapprochésconfiance élevéeC.3.4 · p. 29
Infrastructures vertes et bleuesCarbone stocké, risques réduits, co-bénéfices santéconfiance moyenneC.3.4 · p. 29
Verdissement et zones humidesEfficacité déjà documentéeconfiance élevéeA.3.2 · p. 8
Leviers transversaux
Co-bénéfices santéBénéfices santé du même ordre que les coûts, voire supérieursconfiance élevée / confiance moyenneC.2.3, C.2.4 · p. 26
Coût-bénéfice à 2 °CBénéfice > coût dans la majorité de la littératureconfiance moyenneC.2.4 · p. 26
FinanceInvestissements ×3 à ×6 sur 2020-2030confiance moyenne / confiance élevéeC.7.2, C.7.3 · p. 33
Modes de viePlus fort potentiel chez les plus hauts revenusconfiance élevéeC.5.4 · p. 31
Équité et transition justeCondition d’une atténuation ambitieuseconfiance élevéeC.5 · p. 31
Subventions fossilesCO₂ −1 à −4 %, GES jusqu’à −10 % d’ici 2030confiance moyenneC.6.4, note 54 · p. 32
Fenêtre d’actionChoix de la décennie : effets pour des milliers d’annéesconfiance très élevée / confiance élevéeC.1 · p. 24

Méthode

Comment cette page a été vérifiée

Source unique : GIEC, 2023. Climate Change 2023: Synthesis Report. Summary for Policymakers (Résumé à l’intention des décideurs du rapport de synthèse du 6e rapport d’évaluation), 34 pages. Traduction française : Soluble(s), depuis le texte officiel anglais, en reprenant la terminologie française établie du GIEC.

Chaque affirmation porte le niveau de confiance exactement attribué par le GIEC et renvoie à la page précise du rapport. Les numéros de page sont ceux imprimés dans le rapport ; les liens ouvrent directement la bonne page du PDF officiel hébergé par le GIEC. Chaque bloc « Vérifier à la source » cite l’extrait original en anglais.

Les bandes de réchauffement reprennent les couleurs de la Figure SPM.1c. Les barres de la Figure SPM.7 reproduisent les longueurs de la figure officielle, extraites de son tracé vectoriel ; le GIEC précise que ces potentiels ne s’additionnent pas et que l’incertitude typique sur les potentiels totaux est de 25 à 50 %. Les coûts (USD par tonne de CO₂-eq) sont des coûts nets actualisés sur la durée de vie, relatifs à une technologie de référence, pour 2030.

Aucun chiffre sourcé n’est animé sur cette page : seuls les chiffres d’ambiance de l’en-tête défilent.

Une question, une erreur repérée ? Écrivez à Soluble(s) : la page sera corrigée et datée. Dernière mise à jour : .

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